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La vie reste chère à Anjouan

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La vie reste chère à Anjouan © : HZK-LGDC

A l’approche du ramadan, comme tous les ans, les produits voient leurs prix exploser. Cette année encore, la population a du mal à joindre les deux bouts malgré les efforts du gouvernement.


«Les musulmans comoriens pratiquent la religion à l’envers. Au lieu d’être souple durant le mois sacré du Ramadan, ils en profitent pour arnaquer les clients, sachant qu'ils achèteront quand même malgré la flambée des prix » s'est plaint Ahmed Mourdi, un citoyen rencontré au marché, à la recherche de quelques produits pouvant l'aider à rompre le jeune. Des produits qui se font rares et chers.

«Il n’y a que du manioc et il est plus cher. On a démarré ce ramadan dans une pénurie orchestrée par les vendeuses au marché !», a lancé un autre citoyen, Salim Hassane.

Ailleurs que dans le marché que nous avons visité, les produits sont bien là. Mais la cherté de la vie et le manque de moyens ne permet pas à la population de s'approvisionner comme il se doit : «On a commencé le mois avec 0 franc. On espérait être payé, mais en vain, donc, nous subissons et c’est tout », nous confie un quinquagénaire.

A la boucherie de Habomo, même constat : « On peine à vendre la viande. On a abattu un bœuf, et on n’arrive toujours pas à le liquider jusqu’à maintenant », a déploré Djerra, un boucher.

L’espoir de nombre de citoyens repose sur une cargaison qui proviendrait soit de Madagascar ou Dar Salam, et qui devrait permettre aux petites bourses de se nourrir convenablement. « On va recevoir des taros et des bananes. Nous pensons que ces produits seront abordables insh’Allah », a dit Toilibou Ahmed, vendeur au marché de Habomo, un quartier du centre ville de Mutsamudu.

Nabil Jaffar

   


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