Deux pêcheurs de M’jihari, Mutsamudu, partis en mer il y a quelques jours, n'ont plus donné signe de vie.
Lundi, Seyfi et Mortier, deux pêcheurs anjouanais, ont pris la mer. Depuis, aucune nouvelle des deux hommes. « Ils sont partis de beau matin, et depuis, aucune nouvelle. On espère qu’Allah les sauvera insh’Allah », a dit le président de la coopérative de pêcheurs de M’jihari, M. Nabhane.
Mercredi, Ahmed Soula alias Wakassou, un pêcheur originaire de Mutsamudu M’jihari a échappé au pire. En mer, il s'est retrouvé confronté à une panne du moteur de sa vedette. Grâce à son téléphone, il donnera l'alerte et sera très vite secouru.
Selon Nabhane, des cas similaires ont fait des victimes l’année dernière. «Nous plaidons toujours pour une sécurité de base de nos pêcheurs. Mais le temps reste le point sensible pour nos collègues qui se perdent en haute mer. La sécurité dans tous les métiers n’a pas de prix, car nul n’est épargné ».
Déplorant la situation à laquelle sont confrontés les pêcheurs, le président de la coopérative de pêcheurs de M’jihari a dit avoir adressé une lettre ouverte au Président de la République. « Nous avons dit au régime dernier et avant dernier, que les pêcheurs sont exposés à un danger imminent. Ce n’est pas juste de voir une base comme la nôtre (coopérative de Mutsamudu-M’jihari qui compterait plus de 50 pêcheurs) munie que de 4 Radio VHF et 30 gilets de sauvetage !».
Pour Nabhane, « il y a une insuffisance de DSP radeaux (disposition de sécurité des poissons). Cette disposition est la base de notre sécurité. Il concentre les poissons en moyenne mer, et on ne se perd pas facilement (…) Mr le Président de la République, nous, pêcheurs d’Anjouan vous prions de ne pas utiliser d'intermédiaire pour notre dossier. Ne nous oubliez pas ».
Nabil Jaffar
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