L'offensive se poursuit pour les députés réclamant la recomposition de la majorité parlementaire. La liste s'allonge au fil des jours et la prochaine session parlementaire s'annonce électrique pour 23 élus décidés à faire tomber le bureau parlementaire le plus controversé.
La majorité parlementaire pourrait changer de camp à la prochaine session parlementaire si l’on en croit l'offensive lancée par des élus réclamant justement la « recomposition de la majorité parlementaire qui soutient l'action du nouveau gouvernement », a indiqué le député Tocha Djohar qui compte parmi les leaders des élus frondeurs.
Un camp dont la liste de noms des élus contre l'actuel bureau parlementaire ne cesse de s’accroître d'après Mohamed Msaidié, passant de 18 à 23 élus : « Je vous garantis que nous avons atteint la majorité requise pour entamer la démarche d'exiger la recomposition de la majorité parlementaire ».
Un camp qui regroupe des élus de toutes les couleurs composant le Parlement notamment des élus de l'Updc formant jusque là la majorité parlementaire, des élus de la Crc, du Rdc, un élu du parti Radhi et des indépendants, outre la totalité des députés du parti Juwa.
En exigeant dans la lettre destinée au président du Parlement la tenue d'une plénière, les parlementaires visent l'adoption du règlement intérieur qui entraînera de facto la chute du bureau actuel du Parlement, objet du bras de fer engagé.
Plusieurs irrégularités frappent l'actuel bureau parlementaire d'après les élus contestataires, notamment un bureau incomplet et un règlement intérieur « bafoué » avec un secrétariat composé par deux élus pour Ngazidja, un élu pour Anjouan au lieu de deux et deux élus pour Mwali au lieu d'un.
« Soit le bureau n'est pas complet soit il est nommé et dans ces deux cas de figure, le bureau est illégal », a indiqué un autre élu frondeur.
La bataille promet d'être rude à la prochaine session parlementaire. Pour l'heure, le camp du maintien du bureau actuel tient bon et le président reste imperturbable face à cette revendication de ce qui s’apparente à la nouvelle majorité parlementaire. Une position qui sera sans doute difficile à tenir face à la montée de la grogne de ces députés décidés à faire tomber le bureau contesté.
Maoulida Mbaé
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