La Gazette

des Comores

Des modèles de gouvernance

  •  
  •   admin
Des modèles de gouvernance © : HZK-LGDC

« Djazimo kasitiri mapvuzi »


Alors que le microcosme est toujours dans l’attente de la feuille de route du chef de l’Etat, le ramadan poursuit son petit bonhomme de chemin. Aussi à chaque fois que dans les iles de la lune où nous nous trouvons face à une situation alambiquée, pour ne pas dire confuse, nous ne manquons pas de nous rappeler les paroles d’un vieux de notre quartier, monsieur Adili qui aimait dire que chez nous, nous marchons « tête en bas ».

Pour dire vraie, ces paroles n’ont rien d’une parabole car elles reflètent dans le contexte qui est le nôtre, une réalité que nous devons nous donner la peine de regarder les yeux grands ouverts. Nous avons pour notre part, la fâcheuse tendance à essayer d’aller chercher des explications lointaines aux problèmes auxquels nous devons faire face dans l’immédiat.

Aujourd’hui il n’est pas rare de trouver dans les écrits des analystes, des théories qui montrent que, dans le monde en proie à des bouleversements sociaux, technologiques, culturels, démographiques et environnementaux rapides et profonds, les nations en sont convenus que les dispositions de gouvernance et qui convenaient au siècle passé ne sont, peut-être plus, applicables, ni viables face aux tendances et difficultés auxquelles les pays et la société civile seront confrontés au 3è millénaire.

Les îles de la lune elles aussi n’ont pas échappées à la tendance mondiale à la décentralisation de l’autorité et de la responsabilité pour la gestion des affaires publiques. C’est ainsi que des partenariats entre différents secteurs de la société sont encouragés pour un engagement effectif au service du plus grand nombre.

Notre nouvelle architecture institutionnelle est le résultat de tous ces bouleversements. C’est une solution qui essaie tant bien que mal de préserver notre unité forgée au travers d’une destinée commune même si rien ne doit être tenu pour acquis tant que perdurera la crise économique avec son corollaire de situations qui déchirent le tissu social. La situation à Maoré en est une parfaite illustration.

Bref, le droit de subir, doit nous donner le droit de savoir comme disent les écologistes. Mais tout cela n’est possible que si chacun de nous y mette du sien et se refuse à faire l’effort de jouer son rôle à son niveau de responsabilité. Un monde plein d’exigence et qui nous impose des responsabilités accrues dans la mesure où nous avons à construire les fondations de notre maison commune.

Puisse, en ce temps où la surenchère pointe le bout de son nez, d’avoir les pieds sur terre et d’avancer à petits pas dans la même direction. Encore faut-il le vouloir? Telle est la question essentielle.

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)