Les agents de l’État entament leur quatrième journée de jeûne sans sous, n'ayant pas été payé jusqu'à aujourd'hui, malgré les assurances affichées par le vice-président chargé de l'économie lors d'une conférence de presse tenue mardi. Le nouveau pouvoir a-t-il trouvé les caisses de l’Etat vides ?
Les mesures prises par le gouvernement pour alléger le quotidien des citoyens seraient-elles un coup d'épée dans l'eau ? C'est en tout cas, la question que l’opinion se pose. Les agents de l’État n'ont toujours pas été payés, passant ainsi leur quatrième jour de jeûne sans le sous.
On affirme pourtant aux fonctions publiques insulaires et à la fonction publique du pouvoir central que les états de salaires ont été envoyés à la Société nationale de poste et des services financiers (SNPSF), il y a presque une semaine.
Des faits confirmés par la Banque postale mais les états de salaires seraient envoyés dit-on, sans chèque. Ce qui fait que les fameux documents croupissent dans les tiroirs de la Snpsf, en attendant que le gouvernement débloque les fonds.
Dans une conférence de presse tenue mardi, le vice-président chargé de l'économie se montrait pourtant très optimiste. Une conférence annonçant justement les baisses de certains produits de première nécessité à l'occasion du mois de ramadan.
« Qu'ils baissent les prix à 25 fc mais si je n'ai pas les moyens d'acheter les produits, ça revient au même», a fulminé Abdou Said, enseignant du primaire.
Le paiement de salaire était annoncé depuis longtemps de manière officieuse. Il devait intervenir avant la passation du pouvoir entre Ikililou Dhoinine et Azali Assoumani mais il n'en est rien, du moins jusqu'au moment où nous mettions sous presse. Les nouvelles autorités auraient-elles trouvé les caisses de l’Etat vides ?
Maoulida Mbaé
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