La Commission d'appel de la ligue de Ngazidja de football s'est réunie le mercredi 19 janvier pour se pencher sur des affaires soumise à son autorité. Après une première décision de la commission d'homologation et de discipline, c'était à la commission d'appel de trancher. Quatre dossiers en souffrance attendaient donc les juges de la plus haute commission juridique au niveau des ligues. Et ils ont décidé de rétrograder Elan Club en 2e division.
Le 13 janvier, la commission d'homologation et de discipline avait décidé de suspendre Élan club de toutes compétions pour une période d'une année. Alors la commission qui statue en deuxième recours s'est penchée sur le dossier et a décidé après des enquêtes menées de modifier en partie la décision de la Commission d’Homologation et de Discipline (CHD). Ainsi au lieu d'une suspension d'une année, les jaunes de Mitsoudje sont rétrogradés en deuxième division avec une amende de 100 000 KMF, en vertu de l'article 117-3 et 4 des règlements généraux de la FFC.
Ensuite, la commission s'est penchée sur l'appel interjeté par FC Chouani. Ce club avait vu ses supporters suspendus 2 matchs et un de leurs joueurs en l'occurrence Dwamir Nadjati Mhadjiri exclu de toute compétition pour une période d'une année. Après enquête, la commission d'appel à décidé de confirmer toutes les décisions prises par la commission d'homologation et de discipline. L'autre dossier qui a été soumis aux juges est une affaire de sorcellerie qui a valu à Dynamo club un retrait de 3 points de la part de la CHD. Citant l'article 84 des règlements généraux la commission a décidé de maintenir les sanctions en l'état. Le problème de la sorcellerie est un fléau qui mine le football comorien. Dans certains clubs, un budget spécial est dédié à ces pratiques d'un autre âge qui vont à l'encontre de tous les principes qui régissent la vie du comorien.
Malgré les sanctions, certains continuent à croire qu'il valait mieux avoir un bon sorcier que miser sur des bons joueurs. Le manque de sportivité et de remise en cause de soi de certains acteurs du football conduit à des tels excès. La culture du sport exige pourtant le respect et les verdicts issus des terrains quels qu’ils soient. Refuser cela pour des raisons extra-sportifs, c'est fouler les principes de base de l'éthique sportive qui établissent un vainqueur et un vaincu.
Enfin la commission d'appel a confirmé la décision rendue le 11 janvier de sanctionner Alizé Fort d'une amende de 50 000 kmf et la suspension pour 4 matchs d'un joueur de l'équipe de Salimani. La motivation de la commission viendrait du fait que les représentants d'Alize Fort ne se sont pas déplacés pour aller se défendre alors qu'ils avaient interjeté appel eux même. Cette série de décision a été largement salué par les amateurs du ballon rond qui retrouvent une certaine cohérence entre la commission disciplinaire et la commission juridique. Une appréciation après une série de décision en fin de saison dernière (affaire Mbube, District mbadjini...) qui ont sérieusement écorné l'image du football comorien dans sa généralité. Pourvu que ça ne soit pas un feu de paille comme on dit chez nous.
AS Badraoui
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