Fraîchement nommé sélectionneur des Cœlacanthes, le technicien italien a souligné l’importance de la continuité par rapport au travail de ses prédécesseurs et a dévoilé sa vision pour le développement du football aux Comores, avec un accent particulier sur la découverte et la promotion de jeunes talents. S’engageant pour une durée de deux ans, soit jusqu’en 2025, Cusin a exprimé son enthousiasme et son désir de faire progresser à la fois l’équipe nationale et le football local.
À présent à la tête des Cœlacanthes, quelles sont vos premières impressions ?
Stefano Cusin : J’arrive aux Comores avec une grande motivation et le désir de réaliser quelque chose d’important, aussi bien avec l’équipe nationale que pour améliorer le niveau du football local. Je tiens à exprimer ma gratitude envers le président ainsi que le Comité Exécutif pour la grande confiance qu’ils m’ont accordée en me confiant cette mission. Je tiens également à remercier chaleureusement le peuple comorien pour son accueil depuis mon arrivée. J’en profite également pour rendre hommage à mes deux prédécesseurs, qui ont accompli un travail considérable en profondeur, ayant permis à l’équipe de se qualifier pour la précédente CAN.
Quels objectifs la Fédération vous a-t-elle assignés pour votre mandat en tant que sélectionneur ?
S.C : Ce contrat s’étend sur une période de deux ans, étant donné que des échéances précises sont en vue, notamment les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 et de la CAN 2025. Naturellement, nos objectifs s’inscrivent dans la continuité de ce qui a été entrepris précédemment, à savoir l’amélioration du niveau de l’équipe nationale, tout en travaillant simultanément sur le développement du football local. Nous suivrons de près le championnat, chercherons à identifier des talents, et mettrons en place un suivi sur le terrain visant à améliorer leur niveau, à travers des formations pour les entraîneurs et de stages pour les joueurs locaux. Je serai fréquemment présent ici pour poser les bases du futur.
Vous vous êtes engagé avec l’Équipe A, cependant, il semble que vous accordiez une importance particulière au football local. Est-ce inclus dans votre engagement ?
S.C : Il s’agit d’une conviction personnelle : je suis convaincu que l’Afrique regorge de talents, et il est essentiel de leur offrir des opportunités. Trouver des jeunes talents, les mettre dans des conditions favorables pour qu’ils puissent s’épanouir. Si l’on prend l’exemple du Soudan du Sud, où il n’existait pas de championnat pour les jeunes, nous avons entrepris un recrutement approfondi de joueurs, ce qui nous a permis de nous qualifier pour la CAN tant au niveau U17 que U20. Cela a été une réalisation exceptionnelle pour un petit pays comme le Soudan du Sud sur la scène du football. Je pense qu’ici, aux Comores, nous avons tout ce qu’il faut pour effectuer un travail similaire en profondeur. Toutefois, il faudra du temps pour être compétitif à l’échelle internationale. C’est pourquoi nous travaillerons dans deux directions : le suivi des professionnels évoluant en Europe et le développement du niveau du championnat local en offrant des opportunités aux talents locaux.
Pouvez-vous nous parler de la composition de votre staff technique ? Avez-vous l’intention de collaborer avec d’anciens membres ?
S.C : Lorsque l’on prend en charge de telles fonctions, il est primordial de dresser un état des lieux. Comprendre ce qui a déjà été réalisé et par qui. Nous travaillons en étroite collaboration avec la Fédération pour constituer un staff. Si, par exemple, un médecin ou un kinésithérapeute a déjà accompli un travail de qualité et possède une connaissance approfondie des joueurs, il serait injuste de les remplacer. Il ne s’agit pas de changer pour le simple fait de changer. Pour ma part, j’apporterai mon préparateur physique, avec lequel je collabore depuis dix ans.
Parlons de football. Qu’allez-vous apporter pour améliorer les performances de l’équipe par rapport à ce qu’a fait, par exemple, Amir Abdou ?
S.C : Amir a accompli un travail extraordinaire, et il est important de le reconnaître. Il a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de cette équipe. J’aspire à faire aussi bien que lui. Chaque entraîneur a son histoire et ses idées. Cependant, avant de parler d’ambitions, il est primordial de créer les conditions nécessaires pour être compétitif. Nous venons de commencer notre travail, nous préparons un stage qui se tiendra sous peu, afin d’être prêts pour les matchs officiels en novembre. Ce que je peux apporter, c’est mon expérience, ma passion, et mon engagement total envers l’équipe nationale et le développement du football.
J’ai visionné les dix derniers matchs de l’équipe pour évaluer le niveau individuel des joueurs. Certains d’entre eux me sont déjà familiers grâce à leurs performances en club. Il était essentiel pour moi de comprendre les schémas de jeu en place et les aspects tactiques antérieurs. Les stages servent également à mieux connaître les hommes. Très bientôt, j’aurai l’occasion de les rencontrer en personne et de continuer à construire sur ce qui a été accompli.
Que pouvez-vous dire aujourd’hui au peuple comorien et aux fervents supporters des Cœlacanthes ?
S.C : Pour remporter des matchs, il est essentiel de se préparer rigoureusement, de faire des choix judicieux en matière de sélection des joueurs, de prêter attention aux détails lors des entraînements et de garantir une organisation optimale. Nous mettrons tout en œuvre pour être compétitifs, afin que tous les Comoriens puissent être fiers de leur équipe. Nous aspirons également à rendre la tâche difficile à tout adversaire venant jouer ici à Moroni et à obtenir des résultats positifs.
Propos rassemblés par Boina Houssamdine
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