Apres trois jours de visite, Eric Abidal ex-joueur du FC Barcelone est reparti en France avec la promesse de faire quelque chose pour le football comorien. Promu Ambassadeur du football comorien, le natif de la Martinique séduit par l’hospitalité légendaire des comoriens a promis de revenir mais, surtout œuvrer pour le développement du football sur tous ses aspects aux Comores. Dans cette interview croisée on revient sur les promesses et les attentes d’Eric Abidal et Saïd Ali Saïd Athoumane.
Question : Eric Abidal vient d’effectuer trois jours de visite aux Comores à l’invitation de la FFC, quel a été l’objectif de ce séjour ?
Eric Abidal : Mon séjour et ma rencontre avec les autorités du football comorien (Comité Exécutif) était l’occasion de faire des discussions autour du football des jeunes et l’équipe première et faire un état des lieux pour voir comment je puisse aider, apporter mon expertise. Le plus important c’était d’avoir plus d’informations sur le football et je pense que le président a été sincère avec moi.
Saïd Ali Saïd Athouman : Si on veut rivaliser avec les grandes nations du football, pour atteindre cet objectif il faut s’en donner les moyens sinon on ne peut pas avancer, il faut mobiliser des partenaires. C’est pour cela qu’ont a pensé qu’avec l’arrivée d’Eric Abidal qui a profité pour s’imprégner de la réalité du football comorien, on lui a fait part de notre vision de notre stratégie, on pense que sa notoriété, son carnet d’adresse peut nous aider. C’est pour ça que nous avons voulu qu’il soit en quelque sorte notre Ambassadeur et alors ou je vous parle, je peux vous dire qu’il est enchanté de travailler avec nous et satisfait de son séjour aux Comores.
Question : Pourquoi chercher la nécessité de trouver des partenaires extérieurs ?
SASA : Nous vivons une situation particulière par rapport à d’autres fédérations en Afrique ou ailleurs, nous mettons en place nos activités et nous fonctionnons pratiquement avec les subventions de la FIFA et de la CAF, certes le gouvernement nous accompagne au niveau de l’équipe nationale, mais le reste on nous demande de tout faire. Nous, notre vocation première comme toutes les fédérations du monde c’est la formation de tous les acteurs du football et surtout l’organisation de compétitions. Certains pays ont la chance (Benin, Tanzanie) d’avoir des subventions pour la construction des infrastructures et même la professionnalisation du football. Nous on est une petite fédération, les fonds qui nous ont donnés par nos partenaires sont déjà prédestinés à quelque chose donc ils ne peuvent pas être utilisés ailleurs. On a un établissement public notamment Comores Telecom qui nous accompagne mais, vous vous rendez compte que nous avons besoin de plus de soutien et d’accompagnement que ce soit au niveau public ou privé par ce que on doit s’atteler a améliorer les infrastructures existantes pour permettre à nos jeunes footballeurs, a nos enfants de pratiquer le football dans des bonnes conditions. On a aussi besoin de former les entraineurs, les encadreurs, faits voyager toutes les catégories des sélections nationales, donc vous imaginé que ça demande beaucoup de moyen, d’où la nécessite d’autres partenaires.
Question : Pourquoi le choix d’Abidal ?
SASA : Bon, avant tout il faut remercier MOMO et Nourdine qui travaillent depuis longtemps avec lui et qui ont facilité cette venue ici aux Comores. C’est quelqu’un avec qui on partage beaucoup de valeurs communes, il vient d’une ile (Martinique) comme nous et il se trouve qu’on partage aussi la même religion. Tout ça l’a conduit à s’intéresser au football comorien surtout par rapport aux résultats de l’équipe nationale, donc nous on a saisi l’opportunité vu son passé et l’expérience dans le milieu du football. Donc sa venue ici se fait dans le cadre sportif mais aussi humanitaire vu que c’est quelqu’un qui a été confronté à la maladie donc il a à cœur d’aider ceux qui sont dans le besoin. Donc on va travailler ensemble pour faire améliorer les conditions de pratique du football et à la mobilisation des partenaires pour un développement accru de notre football.
Question : Quel est le premier projet que tu comptes mettre en place aux Comores ?
Eric Abidal : Bon, je crois que la première importance pour moi c’est l’accueil chaleureux des comoriens et de se sentir comme à la maison. Enfin, j’essaierai de faire en sorte que le football comorien puisse avancer dans le bon sens avec la fédération et le ministère des sports. Le football appartient au peuple, c’est de faire en sorte d’avoir les infrastructures adéquates. Apres on a visité pas mal d’endroits, voir des enfants avec une maladie surtout avec la précarité, comme je disais au niveau social j’ai vu des grosses difficultés que ce soit au niveau de l’électricité, de l’eau, c’est des choses qui sont importantes pour moi, donc comme je le disais chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. J’ai visité des hôpitaux dans le monde, c’est les mêmes manques, les mêmes difficultés, je tiens tout simplement à féliciter toutes ces personnes qui travaillent dans ces structures qui essaient d’apporter de la joie et du bonheur à ces enfants, donc je ferai en sorte à mon échelle d’apporter ce que je peux apporter.
Propos recueillis par Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC