La fusion gouvernorat et association Femme en Mouvement pour organiser la 8e édition de la course de la Femme a connu un succès encourageant. Le samedi 7 mars, le pourcentage escompté, environ 700 participantes a été atteint. L'innovation du jour, de plus hautes personnalités politiques du pays, le président de l'Union, la 1ère dame et la 1ère magistrate de l'île de Ngazidja, ont enthousiasmé l'événement : départ, place de l'Indépendance et arrivée, au stade Maluzini.
L’événement rentre dans le cadre de la commémoration de la journée internationale de la Femme. Le samedi 7 mars dernier, environ 800 personnes, participantes, accompagnatrices, officiels et bénévoles ont animé l'événement. Le plus jeune accompagnateur est âgé de 7 mois, et le plus âgé soufflera sa 83e bougie en novembre prochain. Ce climat en symbiose est à l'origine de la réussite du regroupement féminin.
L'essence de la journée, plus conviviale que concurrentielle, a poussé les Lycéennes à vider les classes pour assurer une présence massive et enflammant. Le président de l'Union et son épouse, la gouverneure de Ngazidja ont galvanisé le public. Avant le départ, le bambin Alkader Mamoune (6 ans) justifie sa présence : « Je suis ici pour soutenir les efforts de ma maîtresse, Mm Vérangère. En classe, elle est pleine d'ardeur. Je pense que même à la course aussi, elle sera courageuse. Je ne connais pas les autres participantes, mais je les encourage aussi. Le sport, c'est bon pour la santé »
La participation très remarquable de la communauté éducative a poussé les organisatrices à repartir le groupe exceptionnellement en trois catégories de 16 à 40 ans, plus de 40 ans et Lycéennes. Le slogan « ensemble luttons contre la violence conjugale » retenu pour cette 8e édition est judicieux, expressif et reflète la psychose qui hante la société ces derniers temps, due à la brutalité que subissent les femmes, et les fréquents viols, perpétrés aux mineurs. Le quota ciblé a été atteint. Environ 700 athlètes ont partagé la fête.
Hadidja Assoumani, une sportive de Bordeaux exprime une euphorie pédagogique, ou presque : « C'est intéressant. C'est bon pour la femme de se mettre devant aussi en sport. Je n'ai pas pu participer. C'est difficile par rapport à mon état de santé actuel. Je conseille aux femmes absentes aujourd’hui d'être assidues en 2021. Le sport, c'est la santé, et aussi la fraternité ».
Des concurrentes, enseignantes américaines « comorionisées » saluent l'initiative. Stefanie Woods, Alicia Lurd et Kenzi Bjerken qualifient la journée de grande ambiance de ferveur. « Nous sommes très contentes. Nous pratiquons le sport pour le maintien de la santé. Cet ambiant regroupement du genre est bien. On fait de nouvelles connaissances et on s'exprime physiquement ». Rendez-vous est fixé en 2021. L'ambiance sera-t-elle dominicale ou en journée scolaire ?
Bm Gondet
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