L'Universiade est une sorte de Jeux Olympiques scolaires et universitaires. Faute de moyens (250 dollars X 3), le pays risque de perdre un accompagnement significatif d'une valeur de 1.400.000 fc, accordé par la Fisu. « Pourtant, les organisateurs s'efforcent de se montrer sensibles à la conjoncture financière difficile qui secoue le pays. Hélas ! », regrette Athoumani Mdéré, secrétaire général de la Fcssu.
L’Universiade est une compétition internationale universitaire multi-sports organisée par la Fédération internationale du sport universitaire (Fisu). Cette sorte de Jeux Olympiques scolaires et universitaires se déroule tous les deux ans. Faute d'un fonds insignifiant (300.000 fc), correspondant aux arriérés de cotisation des années 2017, 2018 et 2019, l'Archipel aux îles de la Lune risque de se marginaliser, et du coup perdre un accompagnement significatif d'une somme de 1.400.000 fc, offerte par la Fisu. « Les organisateurs sont sensibles à la crise financière que traverse la Fédération Comorienne du Sport Scolaire et Universitaire (Fcssu). Il suffit de présenter un document prouvant la volonté de régularisation de la partie comorienne, notre présence sera tolérée. On sera bénéficiaire de diverses subventions, au même titre que les autres bons élèves. Hélas ! », regrette Athoumani Mdéré, secrétaire général de la Fcssu. En clair, la participation des Comores à l'édition 2019 de l'Universiade de Naples (Italie) reste encore utopique.
Des athlètes de la Fcssu avaient pris activement part au championnat de Bridge, organisé en Chine en 2018, sans avoir pu régulariser le droit de participation de 100 euros. C'est un passif supplémentaire. Pour rappel, si les Comores font preuve de bonne volonté pour un règlement de ses dettes, la Fcssu bénéficiera d'un programme d'aide stable. Et parmi les prestations effectives, la prise en charge de deux athlètes et un accompagnateur (encadreur administratif ou technique) lors d'une Universiade. « Ce qui est douloureux, on perd plus d'un million pour un simple arriéré de 400.000 fc. On a déjà constitué et déposé un dossier bien ficelé auprès de hautes instances du sport national (commissariat et ministère). Mais, en vain ! », déplore notre interlocuteur.
Les dossiers s'empoussièrent-ils dans les tiroirs ? Pourquoi ne pas saisir le Comité olympique comorien ? « Cela ne sert à rien. Le patron du Cosic ne nous reconnaît pas. Ailleurs les Comités olympiques nationaux se sacrifient pour promouvoir le sport scolaire et universitaire, considéré comme un réservoir potentiel des futurs talents », explique M'déré. Ici, quelle importance accorde-t-on aux pépinières, ces relèves de qualité ? La Fisu recommande à la Fcssu de s'affilier à la Fédération africaine de Sport universitaire (Fasu), justement pour le souci d'un encadrement pédagogique et sportive des jeunes de qualité.
« L'affiliation coûte environ 400 dollars. Le 22 mars prochain, on est invité dans une assemblée élective de la Fisu », clarifie Athoumani. L'Archipel va t-il briller par son absence ? « Pourtant, en marge des scrutins, les délégués discutent sur la stratégie du développement du sport scolaire et universitaire d'Afrique », regrette le secrétaire général de la Fcssu.
Bm Gondet
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
