La Gazette

des Comores

Une discipline en souffrance et endettée

Une discipline en souffrance et endettée © : HZK-LGDC

Directeur Technique National du judo, Riyadhuidine Idrisse dit Sans Blague, un ancien judoka qui a fait les 100 coups, revient sur les problèmes et les perspectives de sa fédération. Médaillé de bronze aux jeux des îles de l'océan indien en 2003, il a été dans les sélections nationales sans discontinuité de 1998 à 2006, année où il a raccroché le kimono.


Parmi les plus anciennes disciplines Olympique du pays, le judo vit des heures difficiles par le manque de moyens. En effet, ce sport de combat naît au Japon est l'une des disciplines les moins subventionnée. « Parfois on est obligé de mettre la main à la poche pour nos activités. A part le COSIC et l'Ambassade de France qui nous apporte leur soutien, le judo ne reçoit aucune subvention de la part de l'Etat », regrette le directeur technique national du judo comorien.


Et pourtant, beaucoup reste à faire pour développer la discipline pour qu'elle ait une dimension nationale. Pour cela, la fédération à travers sa direction technique veut passer par le milieu scolaire pour séduire le maximum de jeunes d'accepter de rejoindre leur rang. « En ce qui concerne le judo scolaire, le projet est en cours de faisabilité. La gouverneure de l'île nous a promis de nous accompagner afin que cela puisse se réaliser dans les meilleurs délais. Mais en prélude de cela, nous avons déjà lancé l'école de judo enfants pour voir comment on peut mettre tout ça en place sur le plan national », renchérit Riyadhuidine Idrisse.

 

La formation des jeunes ce sont des programmes plus ou moins à long terme. Dans l'immédiat, la fédération se concentre sur la relance des compétitions locales, qui vont aider les athlètes à maintenir leur état de forme. « Pour maintenir la forme de nos athlètes, nous allons faire en sorte de relancer nos compétitions au niveau locale, mais au-delà, on ne peut rien faire car notre fédération est très pauvre. Actuellement, nous avons une dette de quelques millions que le ministère de la culture avait promis de prendre en charge malheureusement ça ne s'est pas fait », dit-il. Et de continuer : « Nous aurions aimé participer à des compétitions régionales mais le manque de moyens nous pénalisent ».

 

La participation de nos athlètes à ces genres de compétions leur permettra d'atteindre le niveau des meilleurs de la zone surtout dans la perspective des prochains jeux des îles de l'océan indien, un objectif prioritaire pour le DTN. « Notre objectif pour ces jeux, on ne va pas se le cacher, c'est de remporter le plus de médailles possible surtout sur les poids lourds, souhaite-t-il. J'ai beaucoup d'espoir sur ce côté là, nous avons aussi de jeunes filles très prometteuse ».


Malgré le manque de moyens, les dirigeants du judo comorien espèrent tout de même que leurs jeunes protégés peuvent se surpasser pour honorer le drapeau national. Chose qui n'est pas étonnant et impossible au regard des dernières performances de nos jeunes athlètes lors des derniers jeux des jeunes de l'océan indien, en dépit du manque de soutien de la part des autorités, mais ça c'est une autre paire de manches.

 

AS Badraoui

 


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