Pour une première participation au tournois Maurice Revelllo, les jeunes espoirs comoriens repartent avec un bilan encouragent de deux victoires et une défaite.
Au-delà des prestations sur le terrain de jeu, les Comores peuvent se consoler d'avoir pu créer un groupe soudé prêt à mouiller le maillot pour défendre le drapeau national. Désormais, le relais est assuré car le sélectionneur des cœlacanthes possède en cette équipe un véritable vivier pour puiser les nouveaux joueurs devant intégrer au fur et à mesure les verts. Après deux victoires contre le Japon mais, surtout la Colombie, triple vainqueur de la compétition, les jeunes comoriens ont marqué de leur empreinte cette première participation au tournoi international Maurice Revello.
Les Yannick Pandor, Zaïd Amir, et autre Ibrahim Hadhari ont démontré au monde entier le potentiel que regorge le football Comorien. Le troisième match contre l'Algérie était attendu comme le match à ne pas perdre pour les deux équipes, en tenant compte de la représentativité des deux communautés au sud de la France, lieu où se déroule la compétition. Avec une possession de 51 à 49% en faveur de l'Algérie, le match était relativement équilibré. L'Algérie a fait la différence grâce à un réalisme sur le terrain mais surtout l'envie de ne pas quitter la compétition avec la cuillère de bois.
En effet, lors de ses deux premiers matchs, les Fennecs en sont sortis avec deux défaites (2-1) contre la Colombie et (1-0) contre le Japon. Donc ce troisième match était plus que jamais, le moment pour se racheter. C'est ce qu'ils ont fait, 6 minutes après le coup d'envoi, Yuliwes Bellache, le joueur de Clermont Foot a trompé Pandor pour ouvrir la marque. Le score n'évolua guère durant cette première période. Dès le retour aux vestiaires, les algériens ont continué leur travail de sape jusqu'à cette 66ème minute où Chemssedine Bekkouche, jeune défenseur du CR Belouizdad n'aggrave le score et tuer les espoirs comorien d'une qualification en demi finale. Les comoriens n'avaient besoin que d'un match nul pour se qualifier, hélas ça sera pour une autre fois.
Le dur apprentissage des hautes compétitions est parfois impitoyable, mais c'est dans des circonstances pareilles que se forgent les caractères. On se souvient de l'élimination de la France par la Bulgarie (1-0 but de Kostadinov) alors que les bleus n'avaient besoin que d'un match nul pour se qualifier pour le mondial 1994 aux Etats Unis. Cela n'a pas empêché aux hommes d'Aimé Jacquet de revenir en force quatre ans plus tard pour être sacrés champion du monde pour la première fois. C'est souvent dans la défaite, que naissent les grandes ambitions, c'est tout le bien qu'on souhaite aux jeunes espoirs du football comorien. Dès vendredi, il faudrait qu'ils relèvent la tête contre le Panama pour le match pour la 7ème place.
AS Badraoui
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