La fédération comorienne de tennis a organisé trois jours durant, un stage de mise en forme des jeunes talents comoriens. Une dizaine de jeunes pousses, en compagnie de leurs moniteurs, ont eu la chance d’être suivis par le talentueux Aska Moilimou, un formateur reconnu dans le domaine, et qui exerce actuellement au sein de la Fédération Française de Tennis. Monument vivant du tennis comorien, Aska ne rate aucune occasion de venir en aide à son sport et aux jeunes tennismans qui ont l’ambition de suivre ses pas, et aller plus loin pour représenter le pays sur le plan régional, continental et international.
« Pendant trois jours, Coach Aska Moilimou mettra à profit son expérience pour vous proposer des séances techniques, tactiques et physiques adaptées à chaque profil », pouvions-nous lire sur le site du Comité Olympique au tout début de ce stage de formation. Ce rassemblement en faveur des acteurs majeurs du tennis comoriens (Encadreurs, joueurs) avait comme objet de combiner : « Formation pour les moniteurs de tennis et perfectionnement pour les joueurs », à l’image de ce qui se fait un peu dans le football, dans le programme développement des talents. Ayant ses entrées dans le monde pourtant très fermé du tennis français, Aska Moilimou reste tout de même attaché au développement de son sport favori dans le pays.
Formateur au sein de la huppée académie, ALL IN « Aska est diplômé d’État en France et entraîne dans la prestigieuse académie de tennis All In à Lyon, fondée par l’ancien numéro un mondial Jo-Wilfried Tsonga et son entraîneur Thierry Ascione. Il fait partie intégrante de l’équipe pédagogique de l’académie », il n’a jamais perdu le contact avec le pays, dès que son calendrier très chargé le lui permet. Pour lui, durant les trois jours de ce stage intensif, l’objectif était de voir les enfants jouer, une chose qui n’est pas encore évidente aux Comores.
Selon lui, les enfants jouent trop peu, ce qui ne favorise pas leur développement. « J’ai remarqué, qu’ici il n’y a pas beaucoup de jeu, il n’y a pas beaucoup de matches. Quand les parents envoient les enfants au tennis, c’est pour apprendre mais, les enfants eux viennent pour apprendre », a-t-il résumé. D’où la nécessité pour les responsables du tennis de relancer les championnats des jeunes, du moins organisé des tournois pour permettre aux enfants de taper de temps en temps à la raquette.
En attendant, la mise en place de ces compétitions, les participants au stage intensif de trois jours, ont appris beaucoup de chose qui va leur permettre eux et la fédération d’envisager le tennis avec beaucoup plus de certitude sur la connaissance de ses moniteurs et autres encadreurs. « Durant cette immersion sportive, moniteurs et joueurs ont suivi un programme complet mêlant formation, perfectionnement technique, travail tactique et préparation physique. » Une initiative qu’il faut mettre dans le compte du bureau exécutif conduit par Djaouad Mze, qui multiplie les initiatives ces derniers temps en faveur du développement de la balle jaune.
Imtiyaz
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