Sport d'élite par excellence, le tennis demande beaucoup de moyens que souvent ceux qui le pratiquent n'en ont pas. Mais grâce à la bonne volonté des uns et des autres, ce sport commence peu à peu son implantation dans notre pays.
En faisant une recherche vite fait, j'ai compris pourquoi le tennis a du mal à Prosper et à s'imposer dans les pays du Sud plus particulièrement en Afrique. Une raquette pour enfants coûte en moyenne entre 30 et 110€. En ce qui concerne les adultes, il faut carrément se priver d'un mois de salaire voire s'endetter d'avantage pour pouvoir s'offrir le précieux sésame. De 135 à 235€ la pièce, il faut oser. Mais comme dans toute passion, c'est le cœur et non la raison qui parle. Les pratiquants de ce sport font d'énormes sacrifices pour pouvoir pratiquer leur jeu préféré. Un amateur du tennis me disait l'autre jour toutes les difficultés qu'il a pour pouvoir se munir de son outil de jeu. « Dans un pays où il y'a pas de boutique spécialisée, on se tourne vers le système D », disait-il.
En effet, n'eût été l'apport majeur de l'ITF en terme d'assistance technique (octroie de raquettes, ballon, filets...), le tennis comorien aurait dû mal à exister. Malgré les difficultés, les amateurs de la balle jaune ne jurent que par leur sport. Récemment, nous avons vu la participation des jeunes filles Comoriennes au championnat ITF des U16 à Kigali au Rwanda. Une participation rendue possible grâce à l'apport de l'ambassade de France à Moroni et des sponsors comme Sawa Prix qui ont facilité le déplacement de la délégation comorienne composée de trois athlètes, du Coordonnateur National du Développement du Tennis Junior Asmakou Youssouf Kennedy et du président de la FCT Mahmoud Zayya. Si les résultats ne sont pas encore au rendez-vous, le Directeur Technique National Maoulida Ali Amir s'est dit tout de même satisfait. « Nous sommes loin du niveau africain en général mais, on a vu que les jeunes ont pu tenir dans les échanges. C'est très prometteur dans la suite de leur apprentissage », indique-t-il. Un apprentissage qui va se poursuivre à travers différentes compétitions à venir comme nous a confié le DTN.
Au programme dans les prochaines semaines, le début du championnat des Comores toutes catégories confondues. Et surtout la semaine olympique du mois de juin qui va être une occasion d'évaluer les athlètes en vue des échéances à venir (jeux des îles, championnat d'Afrique...). On espère aussi que ça sera l'occasion à ne pas manquer pour les acteurs du tennis comorien de se retrouver autour du rectangle pour enterrer la hache de guerre.
Les dissensions existantes entre le tennis club de Moroni et le tennis club de la grillade ne rendent pas service au développement du tennis aux Comores. Mais ça c'est une autre paire de manche.
AS Badraoui
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