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Sport : Les reporters sportifs, collaborateurs ou détracteurs ?

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Sport :   Les reporters sportifs, collaborateurs ou détracteurs ? © : HZK-LGDC

Le rôle du journaliste sportif est de transmettre l'information et les résultats sportifs, tout en apportant un regard critique. Mais, à Ngazidja, il est déclaré intrus et indésirable, malgré les déclarations bienveillantes du président de la Fédération de Football des Comores (Ffc), lors des conférences de presse. Ces derniers temps, à Moroni, presse, photographes et certains animateurs des radios libres sont parqués à la tribune centrale. Plus, seront-ils contraints à acheter des billets d'entrée ?


Même les consultants occasionnels, munis des cartes de presse méritent un bon traitement. N'en parlons plus les journalistes spécialisés au sport. Ailleurs, les fédérations de football considèrent les médias (presse, radios, télévisions, photographes reporters, consultants, internet, etc.) comme des proches partenaires. A ce titre, le respect mutuel et une franche collaboration s'y instaurent systématiquement. Hélas, aux Comores, surtout à Ngazidja, les organes d'information et de reportage sportifs sont les mal-aimés, voire souvent déclarés indésirables. L'accès aux matches devient alors une casse-tête chinoise.  A Moroni, il faut l'intervention de Jimet, et à Mitsamiouli, de Fayssoil, pour que les médias puissent accéder aux terrains. Que se passerait-il à leur absence ? ''Les médias sont les collaborateurs de la fédération. Œuvrons main dans la main'', rappelle souvent Tourqui Salim, patron de la Ffc, lors des conférences de presse. Mais, en vain ! A chaque grand match, des comportements bizarres, plausiblement planifiés resservent toujours des surprises saumâtres aux journalistes, qui couvrent parfois les matches hors du stade, à la véranda de Radio Ngazidja.

Ces dernières années, la presse écrite est isolée à la tribune centrale. Ce qui signifie qu'après chaque match, les réactions à chaud des entraîneurs, capitaines ou autres joueurs opportuns, qui enrichissent les articles, deviennent utopiques. Pire, les photographes et des animateurs des radios libres sont aussi parqués à coté de la presse, loin de l'aire du jeu. En clair, adieu les photos qui illustrent les articles. Adieu les interviews qui valorisent les informations. Quelque soit l'enjeu (championnat et/ou coupe de la concorde)  au stade Zikumbini d'Iconi, à Fomboni et à Mutsamudu, les journalistes sportifs, titulaires des cartes professionnelles de presse ou munis des accréditations, sont toujours les bienvenues.

 

Bm Gondet

 

 


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