La « Femme dans la course » se réveille et fait du slogan de Moroni-Sud (ndrongo kabla = action à temps), un stimulus. Elle lance déjà la 8e édition de la course de la femme, prévue le 8 mars 2020 à Moroni. Environ 600 participantes sont attendues pour partager l'événement. Le leitmotiv retenu est « ensemble, luttons contre la violence conjugale ». Nouhère Bafakih, co-coordinatrice, précise : « Deux catégories d'âges sont ciblés : 16 à 40 ans et plus de 40 ans.
L'association sportive et socioculturelle, la « Femme dans la Course » brise le silence, et redynamise la traditionnelle course de la femme, tenue annuellement à Moroni. Nouhère Bafakih, trésorière du mouvement et Co-coordinatrice de l'événement, rapporte : « Nous ciblons environ 600 participantes, venant des trois îles, pour un budget d'environ 7 millions. Comme en 2019, les compétitrices seront réparties en deux catégories d'âges : 16 à 40 ans et plus de 40 ans ». Certains fantaisistes pensent que mars 2020 est encore loin. Mais, l'association « Femme dans la Course » a fait du slogan de Moroni-Sud (ndrongo kabla, le plus tôt c’est mieux), un stimulus pour ses actions. Pour l'événement national, le slogan retenu pour cette 8e édition, c'est « ensemble, luttons contre la violence conjugale ».
La « Femme dans la Course » est en perpétuel mouvement de croissance. La 1ère édition, tenue en 2009, avait pu regrouper juste 150 passionnées. En 2019, les collègues de Nouhere Bafakih ont su sensibiliser plus de 574 participantes, grâce à une vive politique de séduction, et à l'accompagnement des sponsors et du gouvernement. « Lors de la dernière édition, nous avons cumulé des dettes que nous espérons liquider cette année. L'appui du gouvernement et la mobilisation des sponsors sont primordiaux pour la réussite de l'édition 2020 », développe la trésorière de cette association.
Cela fait dix ans que l'événement est animé à Ngazidja. « On avait effectué des tournées de sensibilisation aux îles. Mais, nos représentantes insulaires peinent à collecter le budget indispensable. A chaque édition, nous invitons officiellement des participantes de Moili et de Ndzouani. Nous assurons le frais de leur séjour sur place. Le projet de décentraliser l'événement est toujours au menu. Nous sommes préoccupées surtout par les femmes, âgées de plus de 40 ans », apaise notre interlocutrice, avant d'ajouter : « l'objectif de la course de la femme n'est pas de préparer des professionnelles mais de lutter contre la sédentarité ». Inciter la femme à bouger évite certains pathogènes, notamment l'hypertension, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, etc.
L'Archipel aux îles de la Lune est engagé vers l'élimination du paludisme d'ici 2021. L'association sportive et socioculturelle, la Femme dans la Course paraît adhérer à cette stratégie. Elle s'est engagée à multiplier les campagnes de sensibilisation sur la prévention du fléau. « Notre association collabore avec le Programme national de lutte contre le paludisme au niveau communautaire. Le jour de la course, un stand de dépistage sera mis à la disposition du public, athlètes ou non, gratuitement », annonce Bafakih. Rendez-vous donc le 8 mars prochain pour savourer les 3.5 km de Moroni : Place de l'Indépendance, La Gazette des Comores, le Stade Baumer, Cafétéria Laguera, Caltex, Gobadju, Petit marché, Cndrs, et de nouveau, Place de l'Indépendance. La distance paraît courte. Mais, elle est symbolique et indispensable. Elle est une source de dégraissage. Elle permet d'éviter le danger du cholestérol, d’écarter le risque de ces caillots de sang qui bloquent la passage de l'oxygène vers le cerveau. Et j'en passe. Aujourd'hui, la participante la plus âgée, Mzouhali Mze de Mitsamiouli soufflesa67e bougie.
Bm Gondet
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