Ce qui apparaissait naguère comme des objectifs inatteignables pour le sport comorien, rentrent peu dans l'ordinaire dans l'imaginaire des gens, et c'est peut-être là tout le problématique du comorien lambda, qui a du mal à apprécier les efforts à leur juste valeur. Les critiques lus ici et là, après l'élimination des Cœlacanthes en Coupe d'Afrique des Nations en est une parfaite illustration. Mais les victoires aussi peuvent créer une sorte d'amnésie générale, le récent parcours des boulistes comoriens en Mauritanie est un parfait exemple. Ailleurs, une médaille d'or se fête, et les lauréats sont érigés en héros national. Aux Comores c'est à peine qu'ils sont reçus par les autorités publiques et la ferveur tombe, et peu à peu les performances tombent aux oubliettes.
La Lutte ne fait exception. En 2023 lors des jeux des îles organisées à Madagascar, cette discipline était une des pourvoyeuses de médaille pour la délégation comorienne. Trois de ses athlètes sont rentrés avec des breloques autour des coups. Madi et Yassine Latuf, les deux cousins ont remmené les deux premières médailles d'or comorien dans l'histoire de la Lutte comorienne, et Mahamoud Ahmed une médaille de bronze. Depuis ce sport de combat ne cesse de s'affirmer comme une valeur sûre du sport. Avec le soutien du Comité Olympique et Sportifs des îles Comores cette discipline ne cesse de prendre de l'ampleur en participant à divers compétions et opens organisés partout sur le continent et au-delà. Preuve de l'engouement et de l'intérêt porté sur la Lutte, la fédération comorienne de Lutte a eu l'honneur comme un certain nombre de fédérations sœurs du continent d'être conviée à prendre part à un programme de sélection en vue des jeux de Los Angeles « Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action 2025-2028 de l’UWW Africa, il a été décidé de mettre en place un programme de sélection et de suivi de la préparation des athlètes, ayant les prérequis pour la pratique au haut niveau international de la lutte olympique et un fort potentiel pour prétendre à la qualification aux JO Los Angeles 2028».
Cette décision a été signifiée à la faîtière comorienne à travers une note d’information envoyée aux différentes fédérations affiliées à la UNITED WORLD WRESTLING AFRICA. L’objectif nous dit-on dans cette missive est de permettre aux athlètes sélectionnés d’avoir les conditions optimales de préparation en vue de la sélection finale. Pour un premier temps, les athlètes sélectionnés « Seront pris en charge par des experts de haut niveau au centre continental de UWW à El Jadida au Maroc ». Cette première phase va permettre de « Dégager une élite ayant un réel potentiel pour prétendre à une qualification aux JO Los Angeles 2028 et d’y représenter dignement notre continent ainsi qu’aux différentes échéances internationales au-delà même de cet horizon », avant une deuxième phase qui sera exclusivement dédiée à la préparation, et un suivi permanent des athlètes. Pour le président de la Fédération comorienne, il parle d’un honneur fait au pays, et pour ça il remercie particulièrement le président de la Confédération Africaine, Fouad Meskout, pour son implication directe afin de permettre aux athlètes comoriens de prendre part à cette sélection de haut niveau « C’est vraiment un honneur pour nous et nos athlètes de prendre part à ce grand rendez-vous.
Nous sommes dans la continuité de ce qui a été fait avant notre arrivée », nous a confié, Mansouri Ibrahim. Avant de conclure par un mot de remerciement au président, Meskout « Je tiens particulièrement à remercier le président Meskout pour son implication directe sur ce dossier, en nous permettant d’envoyer deux athlètes à El-Jadida ». En effet, la lutte comorienne va tenter de se qualifier pour les JO, grâce à la participation de, Madi Latuf, médaillé d’or lors des derniers jeux des îles, et de, Saïd Amine un lutteur qui évolue en France.
Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC