La Gazette

des Comores

Sport COSIC, un navire sans gouvernail

Sport COSIC, un navire sans gouvernail © : HZK-LGDC

Entre soupçons d’ingérences, et des décisions qui ne sont pas assumées, serions-nous tentés de parler de l’existence d’une main occulte, qui aurait le contrôle sur le bureau, qui est beaucoup plus occupé à des taches qui ne sont pas en lien avec la conduite des affaires du mouvement olympique comorien.


Qui détient les manettes de la maison mère du sport comorien ? Ce qui se passe ces dernières semaines au sommet du sommet du sport comorien n’est pas de nature à rassurer le commun des mortels, sur la gouvernance du Comité Olympique des Iles Comores.Entre un président trop occupé par son agenda de gouverneur, et des vice-présidents qui vaquent beaucoup plus à leurs occupations professionnelles qu’à se soucier des intérêts du monde sportif, le COSIC est presque ingouvernable. « Le président est trop absent, et son bureau ne joue pas non plus son rôle de soutien, car chacun est occupé ailleurs », nous a confié un connaisseur de la maison. Outre gérer l’évènementiel, le bureau du COSIC est devenu une coquille vide qui ne donne aucune orientation. Pire, il semble naviguer à vue même sur le plan de la gouvernance. Ou comment expliquer le rétropédalage en catimini en moins de 24 heures du président du COSIC sur une nomination, qui n’aurait pas fait l’objet de consultation avec l’intéressé.

 

« La décision en date du 04 février 2026 portant, nomination de Monsieur, Mouniri Mohamed Hilali, en qualité de Conseiller du président du Comité Olympique et Sportifs des Iles Comores, en charge des investissements et de la mobilisation des ressources en region (PACA), est annulée avec effet immédiat », peut-on lire à l’article premier d’une décision du président du COSIC, rendue publique dans la matinée du 05 février. Une décision qui surprend, et qui interroge en même temps sur le manque de contrôle qu’a le président du COSIC, vis à vis de son institution, quand on sait que cette annulation intervient moins de 24 heures après que ce même président a procédé à la nomination de cet individu pour le représenter dans la region Province Alpes Côte-d’Azur, en ce qui concerne le domaine de l’investissement. Une nomination, qui avait suscité une levée de bouclier notamment sur les réseaux sociaux.

 

Parmi les rôles qu’avait confié le COSIC à Mr Hilali avant de rétropédaler, il y avait « la recherche de partenariat institutionnel et privé ; mobilisations des ressources financières ; ou encore, promouvoir les projets et programmes du COSIC auprès des acteurs économiques et sportifs, de la region PACA ». Alors dire, que la décision n’a pas fait l’objet de consultation à un peu du mal à passer auprès de l’opinion, qui parle plutôt d’une erreur de casting de la part du président du COSIC. Ce dossier vient s’ajouter à celle des élections du bureau exécutif de la Fédération Comorienne de Lutte et Associées, convoquées pour le 15 février à la demande du COSIC.

 

Une convocation en totale violation avec les dispositions statutaires, qui voudraient la présence au préalable d’une commission électorale et éthique, avant toute élection. Mais d’après une information de la Gazette des Comores, l’élection aurait été annulée en la forme après qu’Ibrahim Mansouri, élu en mai dernier, a trainé en référé Abdallah ben Gigi, ancien président, mais toujours reconnu par le COSIC. En application des articles 817 et 818 du code de procédure civile, le Tribunal de Moroni statuant en matière de référé a demandé la suspension de l’élection pour complément d’information de l’assigné.

 

Imtiyaz

 

 

 


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