Après Rabat 2010 et Gaborone 2014 des Jeux Africains de la Jeunesse, aujourd'hui, l'Algérie abrite l'édition 2018. Approximativement à un millier d'athlètes, filles et garçons, rivalisent dans 30 sports, certains pour la qualification aux Jeux Olympiques d'Hivers de Buenos Aires (octobre 2018). Les jeunes Comoriens, engagés à l'Athlétisme, à l'Haltérophilie et au Karaté n'ont pas encore apparu au tableau des médailles. Un regroupement de trois jours, effectué à l'Injs de Moroni, suffit t-il pour préparer des athlètes crédibles et compétiteurs ?
Pour rappel, les Jeux Africains de la Jeunesse sont une compétition du continent, multi-sportive. Le regroupement a lieu tous les quatre ans. L'organisation varie d'un pays à l'autre. L'édition inaugurale s'était déroulée au Maroc en 2010, la 2e, au Botswana en 2014. Actuellement, l'édition 2018 de ce prestigieux rendez-vous sportif du continent bat son plein en l'Algérie. Cinquante quatre pays se mesurent dans une trentaine de disciplines sportives différentes. Filles et garçons ambitionnent deux objectifs, d'abord le podium, ensuite les tickets pour les Jeux Olympiques d'Hivers, prévus en Argentine en octobre prochain.
« Actuellement, le jeune haltérophile Nizam Maoulida a battu son propre record des Comores. Pour nous, c'est un succès. Les autres disciplines pourront ne pas décevoir. Soyons patients », explique Abou Mze Hamadi, entraîneur en Haltérophilie. Nizam Maoulida souffle à peine sa 17e bougie. Il savoure sa 1ère participation internationale. Pourtant, il s'est distingué dans sa discipline : en arraché (40 kg) et en épaule jeté (42 kg). « C'est un athlète sans aucune expérience de haut niveau. Nous devons l'encourager », conclut son coach. Les jeunes autres compétiteurs, coureurs et Karaté-man, dépêchés pour défendre le flambeau national, pourront réussir comme nos voisins de l'Océan indien (Djibouti, Madagascar, Maurice, et Seychelles) qui goûtent pour l'heure des médailles.
Athlètes comoriens, tète basse
Leurs représentants jouissent des médailles d'Or, d'Argent et de Bronze. En Algérie. Mais, si les jeunes athlètes comoriens, filles et garçons, sont au tâtonnement technique, en termes de moisson des médailles, ces Jeux Africains de la Jeunesse d'Alger présentent pour eux une belle opportunité pour découvrir les techniques des adversaires, comparer le mode de préparation des uns et des autres, enfin acquérir des expériences pratiques continentales. Un regroupement de trois jours, tenu à l'Injs de Moroni, va-t-il suffire pour mettre en place des compétitrices et compétiteurs aguerris et conquérants ?Les ambassadeurs comoriens de moins de 18 ans n'ont disposé que de trois jours de préparation et d'encadrement technique, faute de moyens. Alors, ils peuvent perdre peut-être des médailles, mais non la bataille.
Bm Gondet
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