La Gazette

des Comores

Saïd Ali, le regard tourné vers l’avenir

Saïd Ali, le regard tourné vers l’avenir © : HZK-LGDC

Une semaine après l'élimination des Cœlacanthes en 8e de finale de la CAN-2021 par le Cameroun, le président de la FFC Said Ali Said Athoumane a convié la presse pour parler de l'après CAN. Cette rencontre s'est fait alors que le climat est lourd après l'élimination de l’équipe nationale malgré ses exploits.


C'est donc entre appréhension et suspicion que la conférence de presse a débuté.
D'entrée, le président de la FFC a fustigé sans les nommer le comportement de certains journalistes qui n'hésitent pas à véhiculer des demies, voir des fausses informations quant à ce qui s'est passé au Cameroun. « Je ne sais pas comment est ce que vous travaillez, lâche-t-il. Mais je pense que la meilleure façon d'obtenir des informations, c'est de se rapprocher de la source. Aucun journaliste si ce n'est un seul n'est venu me voir pour savoir ce qui s'est réellement passé ». Parlant des sanctions, le président se dit étonné qu'on parle du retard pour arriver au stade, alors qu'il s'agissait de deux minutes de retard par rapport au coup d'envoi du match qui a fait que les Comores aient été sanctionnées. « Nous sommes arrivés au stade presque au même moment que les camerounais, ils nous ont précédé de deux minutes », dit-il, avant d’ajouter que « si les instances de la CAF ont jugé nécessaire d'infliger des sanctions, ce n’est pas nous qui allons dire le contraire. Pour ça il y a des possibilités de faire appel, mais tout ça viendra au moment opportun ».

 

« Si nous faisons appel, cela ne veut pas dire que nous aurons gain de cause, le contraire peut être vrai aussi, les sanctions peuvent être maintenues comme elles peuvent être alourdies. Si c'est les deux dernières possibilités qui sont retenues alors la FFC devra payer 20 000$ au lieu des 17 000$ prévus, l'appel étant de 3000 $ », précise le président. L'essentiel pour le staff et la fédération est de se tourner vers l'avenir qui passe par les prochaines éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations Côte d'Ivoire 2023. Si le président veut tourner vers l'avenir et il a certainement raison, des questions restent sans réponses quant au comportement général de l'équipe lors de cette aventure camerounaise.

 

Quelle est la responsabilité de l'équipe médicale dans l'évolution de la pandémie au sein de l'effectif. Pourquoi les joueurs sautaient les contrôles continuent pourtant exigés par le protocole sanitaire mis à la disposition des équipes qualifiés bien avant le début de la compétition. Pourquoi on a laissé les joueurs fêter leur victoire (hôtel) contre le Ghana, alors que le règlement exigeait un minimum de 2 mètres de distance. Si le président dit assumer tout ce qui n'a pas marché, cela n'empêche que ces questions restent sans réponses même s'il a promis que tout ça sera discuté en interne mercredi prochain lors d'une rencontre du Comité Exécutif de la FFC. « Je ne veux indexer personne, en tant que chef c'est à moi d'assumer toutes la responsabilité », poursuit-il. Le président s'est désolidarisé par contre des critiques faites à l’endroit de certains de nos compatriotes qui siègent dans les instances de la CAF, la vice-présidente Kanizat Ibrahim et le juge Youssouf Ali Djae. « Ce n’est pas de leur ressort d'aller défendre les Comores dans des telles situations. Ils sont membres de la CAF mais pas avocats des Comores. D'ailleurs dans les dossiers qui impliquent les Comores, ils ne peuvent pas siéger pour éviter tout conflit d'intérêt », conclut le président Said Ali


AS Badraoui

 

 


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