Près d'un mois après avoir été saisie par Ngaya et Volcan, la commission d'appel de la ligue régionale de football s'est enfin prononcée sur les sanctions prises en homologation le 07 mars dernier. Et le moins que l'on puisse dire est que les sanctions risquent de peser lourd sur le porte monnaie des verts de la capitale.
La conférence de presse de Volcan Club jeudi dernier n'a eu aucune conséquence sur la décision de la Commission d'Appel (CA). Si la décision de la commission d'appel est susceptible d'appel, elle risque de sérieusement de ralentir le train imposé par volcan depuis le début des phases retour du championnat. Réunie le 22 mars dernier, la commission d'appel a pris la décision d'aller dans le sens de l'homologation, mieux encore d'accentuer le train de sanctions contre le club de la capitale.
C'est par le PV 22-06/CA que la commission qui juge en dernier ressort au niveau de la ligue a tranché l'affaire. La commission confirme toutes les décisions prises par la CHD (PV 22-04) du 07 mars 2022 à l'endroit des deux clubs concernés, mais alourdit celles de Volcan club.
Appelé à jouer le restant de tout ses matchs de la saison à huis clos (PV 22-04/CHD), Volcan Club doit encore jouer hors de ses murs le 18 avril prochain. En plus d'être banni de la capitale, les protégés de Coach Nanou devront jouer leurs matchs loin des régions de Bambao et Itsandra, c'est à dire les régions périphériques de la capitale.
Pour prendre leur décision, la CA s'est appuyée sur l'article 16 de la coupe des Comores qui citent des dispositions réglementaires qui ont trait en championnat et dans les barèmes des sanctions. « Les articles 19 du règlement du championnat et 17 des barèmes de sanctions restent valables pour la coupe des Comores ». Et de citer l'article 19 qui dispose que « c'est les clubs qui reçoivent qui doit assurer la police du terrain .... ». Et pour justifier l'exclusion de la compétition, la coupe des Comores en l'occurrence la CA s'est référé à l'article 17 qui stipule que « dans les cas les plus graves, l'équipe sera exclue de la compétition » et de conclure par l'article 15.2 de la coupe des Comores : « En cas de faute grave la suspension de l'équipe fautive à la coupe des Comores quel que soit son résultat peut être prononcée par la commission compétente ».
Si la commission n'a pas établi de responsabilité directe sur les évènements, elle a néanmoins rappelé les règles de droits en pareille cas. Et quoi de mieux que l'article 19.1 du règlement du championnat. « L'accès au stade de toute personne en possession d'objet susceptible de servir de matraque ou d'objet tranchant doit être rigoureusement interdite ». Une disposition qui est claire pour tous ceux qui savent lire entre les lignes. Outre les décisions contre Volcan club, la CA a aussi annulé les sanctions à l'endroit du commissaire de match et de l'arbitre qui ont officié lors de ce fameux quart de finale de la coupe des Comores.
Par contre, les juges de la CA n'ont pas été tendres envers le président de la commission. « Les membres recommandent au président de la ligue de prendre ses responsabilités et éventuellement de le déférer devant la commission d'Ethique ». Ils reprochent à leur président d'avoir manqué à ses devoirs. « Depuis le début de ce dossier, le président n'a pas manifesté sa disponibilité et la rigueur exigée », disent-ils. Ils ont tenu à préciser que la décision était prise depuis un moment mais, l'absence répétée du président de la CA n'a fait que retarder la parution du procès verbale.
AS Badraoui
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC