C’est ce que la plus part des observateurs ont retenu de la conférence de presse d’après match du sélectionneur Younes Zerdouk. Sifflé et critiqué après cette nouvelle défaite notamment sur ses choix tactiques, le technicien franco-marocain a lâché cette phrase qui est devenu virale dans les medias en ligne.
L’écrivain, essayiste et journaliste français Rivarol disait que « La mémoire est toujours aux ordres du cœur », cette maxime ne s’est autant justifiée que Mardi soir lors de la défaite des verts contre les Eléphants ivoiriens. Les gens ont semble-t-il oublié qu’il y a un peu plus d’une année, les mêmes acteurs sur le terrain et sur le banc de touche ont fait vibrer l’Afrique du football par leur performances restées mémorables.
Qu’à cela ne tienne, une bonne équipe n’est jugée à notre époque qu’au nombre de victoire qu’elle affiche. Ce n’est pas qu’une impression, c’est le ressenti du sélectionneur à l’entendre « Quand je vois les regards qui ne jurent que par les résultats », lance-t-il lors de cette conférence de presse. Interrogé sur sa cinquième défaite de suite et son avenir au sein des verts, le sélectionneur répond : « Moi je sens que là c’est fini, j’ai donné ce que j’avais à donner », dit-il. Dans le même temps, le sélectionneur s’est projeté dans l’avenir des Cœlacanthes dans cette quête de qualification. « Après, on doit faire le travail contre une très belle équipe de Lesotho et prendre les trois points », avance-t-il, une façon pour lui de maintenir l’espoir sur une qualification possible.
Une position que semble partager le latéral d’Ajaccio Mohamed Youssouf qui avait accompagné son coach en salle de conférence. « On y croit ; ça n’a jamais été facile pour nous, rappelez-vous comment on s’est qualifié avec une chance sur cent », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Même si mathématiquement aujourd’hui on serait éliminé, on va continuer à travailler » plus déterminé que jamais.
Interrogé sur le cas du sélectionneur, le président a mis de l’eau dans le café. « Le sélectionneur s’est exprimé sous le coup de l’émotion, surtout après une telle défaite. Apres, on n’a pas encore discuté avec lui sur cet aspect », affirme Said Ali Said Attoumane. Et le patron du football comorien de rappeler le contexte actuel des Cœlacanthes. « Les gens doivent comprendre que depuis notre dernière participation a la CAN, partout où nous allons, nous sommes toujours attendus. La vision sur notre sélection a complètement changé, nous ne sommes plus cette petite sélection que personne ne craignait », poursuit-il. Mais le président est revenu aussi sur l’état actuel de nos joueurs. « Il faut comprendre que depuis notre retour de la CAN au Cameroun, la plupart de nos joueurs s’étaient retrouvé sans clubs et ceux qui avaient des clubs ont perdu énormément de temps de jeu, d’où les difficultés qui sont les nôtres aujourd’hui. C’est pas facile de retrouver des automatismes en quatre ou cinq jours de regroupement », conclut Saïd Ali Saïd Athoumane.
ASB
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