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des Comores

OUVERTURE CAN 2025: Les Cœlacanthes défaits mais pas ridiculisés

OUVERTURE CAN 2025:  Les Cœlacanthes défaits mais pas ridiculisés © : HZK-LGDC

Dans un entretien accordé à un média de la CAF, le sélectionneur comorien Stefano Cusin avait qualifié l’équipe marocaine de véritable Everest. Sur le terrain, les Lions de l’Atlas ont en effet dressé une véritable forteresse. Mais les faits ont démontré que les Cœlacanthes ont tenu tête au numéro un africain. Mieux encore, ils ont fait match nul lors de la première période, avec un Yannick Pandor des grands jours qui a magnifiquement stoppé un penalty à la onzième minute de la première période. Prochain défi, et non des moindres pour les coéquipiers de Youssouf Mchangama : la Zambie le 25 décembre prochain, avec pour objectif, un résultat positif afin de maintenir l’espoir d’une qualification avant la troisième journée face au Mali.


« C’est sûr qu’on savait ce qu’on allait subir durant ce match face à une très bonne équipe du Maroc. On a essayé de rester solides jusqu’au bout mais malheureusement, on a eu des petits détails qui font qu’on a encaissé ces buts… Ça reste encourageants quand même parce qu’on a essayé de rester le plus solide possible, face à une équipe qui exploite le moindre détail », a déclaré devant la presse, le gardien de but comorien peu après le coup de sifflet final lors du match d’ouverture de la CAN 2025 opposant le Maroc aux Comores, dimanche 21 décembre. Auteur d’un arrêt magnifique sur un penalty de Rahimi, Yannick Pandor s’est dit tout de même satisfait d’avoir joué dans un stade plein et d’avoir pu exprimer son talent, notamment sur ce penalty. « Le penalty, c’est un jeu avec l’attaquant. J’essaie d’attendre au maximum, ensuite c’est le feeling… Je suis content ».

Alignés dans un système à cinq défenseurs, les Cœlacanthes avaient pour objectif d’attirer l’adversaire, avant de procéder par contre-attaques lors des phases offensives. Un schéma exigeant, qui demande un important sacrifice défensif, tant de la part des défenseurs que des milieux de terrain, souvent cantonnés à des tâches défensives. Un dispositif assumé, dans lequel l’équipe accepte de subir, comme l’a reconnu le défenseur Saïd Bakari : « On a fait une bonne première mi-temps. C’est vrai qu’on a beaucoup défendu mais contre ce genre d’équipe, c’est normal ».

Une analyse qui colle parfaitement avec les chiffres de la rencontre, largement dominée par le Maroc, avec une possession de balle de 71%. Malgré cette domination, les Cœlacanthes n’ont à aucun moment paru ridicules. Ils ont même provoqué quelques sueurs froides dans la défense marocaine, notamment sur cette frappe de Rafiki Saïd qui a contraint Bounou, le gardien marocain, à se détendre à deux reprises pour empêcher le ballon de finir au fond des filets. Cette action était d’un raid solitaire de l’attaquant comorien, qui avait mystifié la défense adversaire avant d’envoyer ce magnifique tir du pied gauche.

Du coté des Lions de l’Atlas, cette victoire d’entrée signifie beaucoup dans leur quête d’un deuxième titre continental. En 1988 lors de la première CAN organisée au Maroc, les Lions avait fait match nul (1-1) contre le Zaïre, alors que les Nord africains revenaient d’un mondial 1986 où ils avaient particulièrement brillé en terminant premier du groupe F devant l’Angleterre, avant de se faire éliminer in extrémis en huitième de finale dans les derniers instants de la rencontre (0-1) contre la RFA, futur finaliste. Entamer une compétition à domicile, avec une victoire, est toujours quelque chose de rassurant.                   Imtiyaz


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