La Gazette

des Comores

Nécrologie / Ahmada Adamou alias Mcharbon n'est plus

Nécrologie / Ahmada Adamou alias Mcharbon n'est plus © : HZK-LGDC

Mcharbon, capitaine de la première sélection nationale de basket-ball des Comores, n'est plus. Né à Madagascar, il rentre aux Comores en 1973. Sur place, il poursuit ses activités sportives et parallèlement s’intègre dans la vie active. A Mayotte, ses qualités professionnelles séduisent les firmes Peugeot et GazMa. Ses compétences sportives retiennent l'attention du milieu basketballistique. Âgé de 69 ans, Mcharbon nous a quittés. Les obsèques ont eu lieu à Mayotte le samedi 15 septembre 2018.


Mcharbon est l'un des premiers comoriens sélectionnés dans l'équipe nationale malgache de basket-ball. Il débute ses études coraniques chez Fundi Latufa. Après ses classes primaires à l'École comorienne, il s'est orienté dans un centre de formation technique où il a décroché ses diplômes. Il était talentueux et omnisportif : Basket-ball, Football et Hand-ball. Très jeune, il est retenu dans deux sélections scolaires de Majunga (Basket-ball et Hand-ball). « On était ensemble. On a joué contre la Réunion. Il était le poumon des deux équipes », affirme un de ses coéquipiers qui requiert l'anonymat. Ses aptitudes techniques hors-pairs l'ont conduit à la sélection majungaise adulte de basket-ball. Plus tard, il intègre l'équipe nationale malgache. En 1973, ses parents, ses quatre sœurs et lui choisissent de rejoindre la patrie.

 

Aux Comores, il n'abandonne pas ses passions sportives : football (Coin nord), basket-ball et handball (Anamaco et Amisco). Il était le capitaine de la première équipe nationale de basket-ball des Comores, lors des premiers Jeux des îles de l'Océan indien de la Réunion en 1979. Adamo s’intègre dans la vie active : enseignant au centre technique d'Ouani, chef d'équipe aux travaux publics. Il bénéficie d'une bourse de perfectionnement en France.

 

Et plus tard, il devient Directeur des Ressources humaines à GazCom. « Il était aimable et ouvert, mais strict aussi. Certains fantaisistes le qualifient à tord de chef méchant. Il était fidèle en amitié. Notre génération de 50 à 60 ans a beaucoup d'estime et de respect pour lui », clarifie son coéquipier, ci-dessus. Il émigre à Mayotte où ses qualités professionnelles séduisent les firmes Peugeot et GazMa (Gaz-Mayotte). Ahmada Adamou a rendu l'âme à Mayotte des suites, dit-on, de problèmes odontologiques. Les funérailles ont eu lieu sur place, le week-end. Ses amis de Karthala présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille du défunt. « Adamo n'est pas mort. Il nous attend au paradis ! ».

 

Bm Gondet

 

 

 


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