Une plainte, cosignée par quatre présidents et un vice président des fédérations sportives nationales contre le président du Comité Olympique et Sportif des îles Comores, baptisé Cosic ou Comité Olympique, pour non respect des textes en vigueur serait sur la table du président du Tribunal de première instance de Moroni. Pour l’instance poursuivie, la plainte n'a aucune raison d'être, parce que les plaignants sont suspendus de leurs fonctions au sein de leurs propres fédérations.
Le commun des mortels s’interroge si la démarche engagée, par les fédérations sportives nationales d'Athlétisme, de Lutte, de Tennis de table, du Sport scolaire et de la Natation est en conformité avec les textes qui régissent le mouvement sportif national. Pour votre information, disent les plaignants : « Notre pays est dépourvu d'une institution arbitrale de sport, pouvant officiellement statuer sur les cas litigieux, malgré le fait que les statuts du Comité Olympique l'exigent ».
C'est probablement pour cette raison que les plaignants se sont retournés auprès du Tribunal de première instance de la capitale pour solliciter sa bienveillance. Joint par téléphone, le chargé de mission du Comité Olympique pense que c'est une tempête dans un verre d'eau : « Les conflits sportifs ne se règlent pas au niveau d'un Tribunal de première instance, mais auprès du Tribunal Administratif du Sport ».
Dossier brûlant à suivre
Et quand le Tribunal Administratif du Sport n'existe pas, quel en est le plan (B) ? Notre interlocuteur poursuit : « S'ils sont convaincus que leurs revendications sont fondées, pourquoi ne pas associer le maximum des fédérations sportives nationales pour convoquer une assemblée générale extraordinaire et exposer l'objet du litige ? » L'hypothèse avancée par Ali Papa, chef de mission du Comité Olympique et Sportif des îles Comores nécessite au moins, un quorum. Actuellement, la balle est donc du coté des présidents des fédérations comoriennes de l'Athlétisme (Hilmy Aboud Said), de la Lutte (Mazo Mze Msa), du Tennis de table (Africa Ioussoufa), du Sport scolaire et Universitaire (Chissi Abdou) et du vice-président de la Natation (Halifa Mlamali). Dossier à suivre.
Bm Gondet
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