La Gazette

des Comores

Mouvement associatif national / Le collectif des fédérations passe à l'offensive

Mouvement associatif national / Le collectif des fédérations passe à l'offensive © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse tenue à Moroni le mardi 27 novembre 2018, le collectif des fédérations nationales sportives a fustigé le Cosic pour sa « gestion fantaisiste et opaque du dossier financier du sport ». Au cours de ce face-à-face avec la presse, les conférenciers, une douzaine de personnes, ont présenté une feuille de route pour le reste de l'année.


Le mouvement de rébellion, déclenché par le collectif des fédérations nationales sportives, a pris naissance depuis environ deux ans. « Aucun texte au monde n'interdit ses membres de se réunir, si des actes non conformes sont piétinés par ceux qui sont élus pour gérer la destinée de l'instance. Le Comité Olympique et Sportif des îles Comores (Cosic) fait fi des textes en vigueur. Nous sommes majoritaires [12 fédérations opérationnelles et un représentant des athlètes, ndlr]. Nous avons essayé vainement de le ramener à l'ordre. On doit passer à l'ultime offensive ». L'une des batailles engagées, c'est la destitution du Cosic, déclarée au 3e trimestre de l'année dernière.

 

Le pionnier du mouvement de révolte, Halifa Mlamali, s'exprime: « En référence au procès-verbal de l'assemblée générale du 17 juillet 2017, je rappelle que cette assemblée générale a prononcé la dissolution du Cosic, adoptée par 13 bulletins ». Généralement, dans une situation de crise institutionnelle, le dernier mot revient au ministère de tutelle. Dans l'état actuel des choses, c'est le ministère de la Jeunesse et du Sport qui est habilité à dénouer l'imbroglio. « Notre préoccupation et notre combat sont légitimes. On n'a pas besoin de l'appui du ministère de la Jeunesse et du Sport. Nous voulons seulement qu'il respecte sa neutralité et redresse ce brûlant dossier avec objectivité », tempête Fayssoile Mohamed Ali, secrétaire général de la Fédération Comorienne de Lutte.

 

Apparemment, d'autres dossiers, administratifs et techniques, aux mains du Cosic, auraient suscité la controverse chez les membres du mouvement de rébellion. « Depuis quand un comité olympique opère une sélection sportive nationale ! Le Cosic l'a fait lors des Jeux d'Afrique, à l'insu des fédérations légitimes concernées, tenus en Algérie récemment. C'est agaçant ! », explose Afrika Issouf, au titre de patron de la Fédération Comorienne de Tennis de table. L'intervention a surpris les journalistes.

 

Récemment, en assemblée générale élective, Zaharia Ahmed Saïd était élue présidente de cette même haute instance du Ping-Pong. « Non, c'était un putsch institutionnel. Comment élire un nouveau bureau sans la présence de l’ancien? C'est une manœuvre, fomentée en haut lieu. Le Cosic avait débloqué 600.000 fc. Je suis le président légitime de cette discipline. Je persiste et je signe. Mes rapports avec l'extérieur, et même avec l'intérieur, restent intacts ». Un confrère nous murmure : « A ma connaissance, Zaharia est reconnue par l'instance-ressource internationale de la discipline et par les autorités nationales, car Afrika, Halifa et Hilmy purgent une sanction, décidée par le Cosic. Mais attendons la suite... ». La feuille de route présentée à la presse prévoit une assemblée générale élective du bureau exécutif du Comité Olympique dans 13 jours. Serait-ce l'ultime offensive ?

 

Bm Gondet

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.