Dix jours après la publication de la note administrative portant suspension d'Abou Soundi pour «faute grave, dont manquement à la discrétion professionnelle», celui qui est convaincu d'être victime de manœuvres peu louables, fomentées par des imposteurs, rompt le silence.
En conférence de presse à Moroni, Soundi Saïd Aboubacar dit Abou Soundi nie en bloc ce qui est rapporté par la note administrative qui parle de sa suspension pour faute grave entre autre. Après une dizaine de jours de réflexion, Abou Soundi, accusé d'indiscrétion et de non respect de la déontologie du métier par Mahamoud Salim Hafi, ministre de la Jeunesse et des Sports, rompt le silence et passe à l'offensive.
« Je nie en bloc le contenu de la note administrative portant ma suspension. La note est abusivement propagée par un quotidien de la place, allant jusqu'à m'accuser de m'être immiscé en catimini dans une délégation se rendant à Mayotte. C'est de la méchanceté. J'étais sur cette île il y a environ dix ans, au titre de gardien de but de Bonbon Djema ».
Entre temps, un passeport du conférencier fait le tour de la salle pour prouver l'absence d'un récent visa d'entrée à Mayotte. Mais la réaction tardive de l'accusé sans aucune assignation en justice des auteurs de soi-disant « manœuvre de d’intoxication, destinée à déshonorer ma personnalité » a suscité le doute.
Accusation sans fondement
« Je n'ai rien contre mon ministre. Il a été induit en erreur par des imposteurs qui sèment le chaos dans le service. Je n'ai divulgué aucun secret. J'ai expliqué à mes collègues ma rencontre avec le Ministre de l'intérieur. L'objectif de cet échange avec Kiki, c'était de le solliciter pour soutenir, en conseil des Ministres, le dossier des Jeux des îles des jeunes de l'Océan indien, prévus cette année à Djibouti. Il est mieux placé qu'un docker. Ma courtoise intervention a été mal-interprétée, intentionnellement, par les imposteurs, ennemis de la stabilité et du développement de ce ministère. Je n'ai pas reçu une copie de cette note portant ma suspension. C'est le fruit du désordre qui prévaut au Commissariat de la Jeunesse et des Sports », regrette Abou Soundi. A la fin du face-à-face avec la presse, le conférencier pousse un grand ouf de soulagement : « Je ne suis pas suspendu pour détournement de fonds. Ce détail n'est pas insignifiant ».
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