Les Cœlacanthes des Comores ont battu vendredi dernier l’île de Maurice 2-0 pour la marche du tour préliminaires de la Coupe d’Afrique des Nations au Cameroun en 2019. Et l’ambiance était au rendez-vous.
La joie, la folie et le sourire étaient tous au rendez-vous vendredi dernier après la victoire des Comores sur Maurice. Du Stade Said Mohamed Cheikh de Mitsamiouli jusqu’à Moroni, tout le monde, jeunes et moins jeunes étaient habillés tout en vert pour partager la victoire des Cœlacanthes. Et on n’oublie pas les incessants pim-pim-pim d'après match. « C’est la joie aujourd’hui. Notre équipe nationale a gagné et on avait hâte de les voir gagner », déclare Safina Moussa, une jeune fille croisée sur la route de Ntsaweni. Même scène de joie à Hahaya, Pvanamboini et Hatsambou.
A l’arrivée à Moroni, on ne trouvait pas un endroit où mettre le pied à la place de l’indépendance. Ils étaient tous là à chanter et à danser. « On était confiant de ce match. On savait que notre équipe a du potentiel et aujourd’hui, ils l’ont prouvé. Et nous sommes sûrs que nous allons encore les battre sur le même score au match retour », avance Said Mohamed. Quelques heures après, c’est le stade Ajao qui était plein à craquer. Certaines personnes qui avaient perdu confiance aux Cœlacanthes commencent à garder espoir. « C’est notre deuxième victoire depuis que l’équipe a pris un autre visage. Je pense que maintenant nous avons une équipe. L’espoir est permis », lance Salim Mohamed.
Aujourd’hui, l’équipe nationale continue à être connue au niveau international. Certaines personnes pensent même que nos joueurs montrent aujourd’hui la voie de l’espoir. « Le football et les joueurs comoriens nous montrent la voie de l'espoir. Ils nous invitent à ne jamais désespérer et à avoir foi en la capacité du comorien pour le rayonnement, voire le développement de notre pays », écrit Salimou Mohamed Amiri sur sa page Facebook juste après la victoire des verts.
La victoire des Cœlacanthes a procuré une fierté sans égale et a fait vibrer la fibre patriotique comorienne. Dans les taxis, les cafés et les restaurants, on ne parle que de ça. « J’étais au bout de faire un AVC quand on a passé la première mi-temps sans marquer. Mais j’avais toujours l’espoir qu’on allait marquer et on l’a fait à deux reprises même si on avait beaucoup d’occasions. Je suis fier de nos joueurs et ils ont prouvé qu’on peut compter sur eux », Aboulher Mondoha. Le match retour des Cœlacanthes à Maurice se jouera dans 2 jours. Et les comoriens y croient toujours.
Moahmed Youssouf
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