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des Comores

L’ancien coach des Coelacanthes face à la presse / Camara :"J’ai fait mes preuves mais on oublie vite aux Comores"

L’ancien coach des Coelacanthes face à la presse  / Camara : © : HZK-LGDC

Ali Mbaé Camara, l’ancien sélectionneur des Comores, s’est entretenu hier avec Comores presse sportive. Il a fait un break de sa carrière de coach national. Ce dernier a fait preuve d’appréciation du travail bien fait par l’actuel entraineur de l’équipe des Comores, Amir Abdou tout en montrant que « ce qu’il fait n’est pas si mal mais il faut maintenant lui poser la question si on lui donne les moyens qu’il demande, s’il travaille avec la liberté qu’il souhaiterait et si on lui a mis dans les conditions qu’il aurait souhaité avoir ».


Camara a été le tout premier coach officiel des Comores de l’ère Fifa. Il a participé au tournoi arabe au Yémen en décembre 2006 durant lequel il a remporté la première victoire des Comores de l’ère Fifa, contre Dibouti (4-2). « J’ai réalisé des choses entant que le premier sélectionneur de la jeune équipe des Comores. J’ai fait de mon mieux avec les moyens de bords. Je ne parlerais jamais de mon bénévolat. J’ai été le premier à faire venir des joueurs expatriés aux Comores (Kassim Abdallah, Salim Mramboini et Yacine Saadi, ndlr), lors des jeux des iles 2007 de Madagascar », dit-il avant de regretter le fait qu’ «aux Comores, on oublie vite. Mais j’ai été le premier à avoir bâti la fondation des Cœlacanthes ».

 

Le football comorien a été inconnu à l’époque que Camara avait le coaching de son équipe A. Mais au fil du temps, il se fait de plus en plus un nom sur l’échelle régionale, continentale et internationale. Cela a été possible «grâce au sacrifice de l’ancien président Tourqui Salim et les efforts de l’ancien directeur technique Abalanrabou Abdou Chacour Gaga. Ils m’ont soutenu. Et contrairement à ce qu’on raconte aujourd’hui, je n’ai jamais été limogé. Je démissionnais toujours ».

 

Camara n’est plus en fonction officiellement mais travaille en privée avec des jeunes de différentes nationalités. « Je vis actuellement à Paris où j’encadre des tous jeunes. Mais l’idée de reprendre les crampons pour un club, je l’ai toujours. Je dois m’occuper de mon enfant de 4 ans en attendant un projet sérieux », dit-il. L’ancien assistant technique à l’académie Fifa de Mitsamiouli ne regrette rien de son temps passé sur le banc des Coelacanthes. Il se rattrape en disant que « ce que je pourrais regretter a été rectifié dans le temps par Amir Abdou et ceux qui m’ont précédé. Il y a un grand travail sur l’état d’esprit des joueurs que je salue. L’équipe grandit et fait son chemin, parce qu’elle a été fondée et préparée en amont ».

 

Si Camara aurait un bâton magique, «j’aurais aidé le football comorien à se professionnaliser. C’est un rêve. Mais penser aujourd’hui à la formation de base doit être une priorité pour tous. Le football, c’est un sport technique et ça s’apprend logiquement et généralement », a ainsi bouclé son entretien avec la presse nationale sur Whatsapp.

 

Oustadh Padré

 


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