Longtemps parent pauvre du football africain, le football féminin sort peu à peu de son isolement et veut prendre pleinement sa part du gâteau dans cette immensité africaine qui est annoncée comme un centre du monde en devenir. Avec quatre nations à la neuvième Coupe du Monde féminine de la FIFA, le continent africain a montré que désormais l’on doit compter avec lui pour les années à venir.
L’effervescence que connait l’Afrique n’est pas que politique, le football féminin africain est en pleine expansion et s’impose de plus en plus comme un maillon fort du ballon rond continental. Cette montée en puissance du football des dames résulte de la performance de certaines associations membres de la CAF (Afrique du Sud, Nigeria, Cameroun, Maroc …) qui ont amorcé le virage du football féminin au tournant des années deux-mille.
Avec une certaine disparité dans les engagements, certes, le football féminin africain connait d’énormes progrès sur l’ensemble des cinquante-quatre (54) associations. « Il suffit de regarder la représentativité du continent au cours de cette Coupe du Monde en Australie et en Nouvelle-Zélande pour se rendre compte des progrès réalisés » s’est réjoui le président de la FFC, Saïd Ali Saïd Athouman. Et ce dernier de continuer : « Sur les six zones qui composent la CAF trois ont été représentées (UNAF, UFOA, COSAFA) avec un point d’honneur pour l’Afrique Australe avec deux représentants, l’Afrique du Sud et la Zambie » a conclu le patron du football comorien et vice-président de la COSAFA.
Avant lui, le président de la CAF, Patrice Motsepe avait tenu à saluer les qualifications historiques du Nigeria, du Maroc et de l’Afrique du Sud pour les huitièmes de finale de cette neuvième Coupe du Monde. « La CAF et les 54 nations africaines membres de la CAF félicitent le Nigeria, le Maroc et l'Afrique du Sud pour leur qualification historique et bien méritée aux huitièmes de finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Australie et Nouvelle-Zélande 2023. » Et le milliardaire sud-africain de poursuivre : « Les Super Falcons, les Lionnes de l'Atlas et les Banyana Banyana ont rendu le Nigeria, le Maroc et l'Afrique du Sud, ainsi que le reste du continent africain, très fiers de leurs performances exceptionnelles et de leurs victoires durement gagnées lors de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Australie et Nouvelle-Zélande 2023. L'avenir du football féminin sur le continent africain est prometteur » peut-on lire dans un communiqué de la CAF.
Hier, lors de leur huitième de finale contre les Pays-Bas, les championnes d’Afrique sud-africaines ont tenu leur rang contre des bataves supérieures à elles et plus expérimentées dans les grandes compétitions. Les protégées de Desiree Ellis ont été battues (2-0) par les néerlandaises et quittent la compétition par la grande porte pour leur deuxième participation en coupe du monde après celle de 2019. Demain, les Super-Falcones du Nigeria feront face aux anglaises, championnes d’Europe en titre. Onze fois championnes d’Afrique, les nigérianes ont fait face hier lundi aux championnes d’Europe en titre anglaises malgré la présence en deuxième mi-temps de leur star Asisat Oshoala (FC Barcelone) et un collectif bien soudé, les ouest-africaines ont été sorties au tir au but (4-2) malgré un carton rouge coté anglais. Cette défaite amère soit-elle face à des sérieuses prétendantes au titre final, donne matière à espérer pour le football féminin africain. Les marocaines quant à elles, véritables outsider de la compétition feront face ce jour à des françaises ambitieuses qui rêvent de soulever pour la première fois le trophée le plus convoité du football mondial.
Imtiyaz
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