La Gazette

des Comores

Lutte : Revoir les textes avant les élections ?

Lutte : Revoir les textes avant les élections ? © : HZK-LGDC

Dans une invitation signée par le secrétaire générale de la Fédération Comorienne des Luttes Associées, une assemblée générale élective est convoquée pour le 15 février prochain. « Dans le cadre du respect de notre statut, du règlement intérieur de notre fédération et à la demande du Comité olympique et sportifs des iles Comores (COSIC), je tiens à vous inviter à prendre part à l’assemblée générale élective de la fédération comorienne de luttes associées, qui se tiendra au siège du comité olympique (COSIC) le dimanche 15/02/2026 ».


Pour mettre fin à la crise qui secoue cette fédération, on aurait tendance à dire, que c’est une bonne chose, que d’aller vers ces élections. Mais pour le bien de ce sport, on conseillerait à toutes les parties impliquées de s’accorder du temps, et d’opter plutôt pour un toilettage des textes, pour permettre à cette discipline qui représente une certaine potentialité d’être aux normes de ce qui se fait en la matière. Plongée dans une crise profonde depuis plus d’une année, le Lutte comorienne se retrouve avec deux bureaux exécutifs, qui ne sont malheureusement pas reconnus par l’instance faîtière du sport comorien, le COSIC. Selon le Directeur Technique National du Comité olympique, des élections sont dans les tuyaux pour essayer de mettre fin à la crise qui secoue actuellement la Lutte comorienne.

 

A moins de deux ans des jeux des îles aux Comores, il ne fait pas bon en effet de continuer dans cette logique de tiraillement, qui risque à terme d’être préjudiciable aux athlètes de cette discipline. Par contre, il serait judicieux d’aller à ces élections sans revoir les textes de cette fédération qui ne sont plus adaptés à la réalité du moment. Contrairement à ce qu’avancé le DTN du COSIC lors de son intervention sur la télévision, notamment sur la convocation d’une assemblée élective. Selon lui, la convocation du collège électoral reste un domaine privilégié du président. Malheureusement ce passage, n’apparaît nulle part dans les textes actuels qui régissent la Lutte comorienne. La seule fois, où le rôle du comité exécutif est mentionné, c’est par rapport à l’éventuel changement des statuts, « Les statuts ne peuvent être modifiés par l'assemblée générale que sur proposition du bureau exécutif ou du quart des membres de l'assemblée générale ».

 

S’agissant de l’élection du comité exécutif, nulle mention n’a été faite, ni sur les modalités de l’élection, ni sur la convocation, et non plus sur qui pourrait être ou non candidat. Les articles 13, 14, et 15 qui abordent le sujet de l’élection s’attardent tout simplement sur des questions de durée de mandat, de limite d’âge, de délais de dépôt de candidature, ou encore de l’obligation de présence du ministère et COSIC lors de l’élection. Pour voir apparaître le président il faut aller aux 10 « Le bureau exécutif se réunit au moins deux fois par an et toutes les fois qu'il est convoqué par le président ou au moins un quart de ses membres », et 11 « Le président du bureau exécutif est aussi le président de la Fédération Comorienne de LUTTE. Il représente la Fédération dans tous les actes de la vie civile En cas d'empêchement du président, le bureau exécutif désigne son remplacement. »

 

Des rôles qu’il faut ainsi dire qui ne sont que d’ordre protocolaire. La nécessité de revoir les textes, au-delà des sensibilités des uns et des autres, serait l’occasion de réunir toute la famille de la Lutte comorienne pour faire un travail de prospection pour sortir un texte qui serait adapté à la réalité de la United World Wrestling (UWW), l’instance qui gère la Lutte mondiale. Dans cette approche, le ministère en charge des sports doit pleinement jouer son rôle de facilitateur en réunissant toutes les parties, pour une sortie rapide de la crise.

 

Imtiyaz


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.