Un entraîneur de basket-ball français séjourne pour la 5ème fois aux Comores. L'objet de ses rencontres avec les acteurs du basketball de la place reste le même. Le technicien français, Philippe Haquet, est séduit par l’environnement de l'Archipel et de l'accueil chaleureux des comoriens. Et à chaque déplacement, il fait d'une pierre deux coups.
Tourisme et formation des encadreurs techniques, suivie de distribution de matériels sportifs et organisation d'un tournoi des filles et garçons.Mais, le tournoi de l’édition 2017 reste décevant pour le formateur, Haquet. « J'aime bien les Comores. Je reviens quand je suis disponible. Aujourd'hui, je suis venu avec des ballons en cuir. De France, on m'a fait comprendre qu'il n'y a pas de championnat ici. Je propose un tournoi pour pouvoir distribuer les ballons. On donne un feu vert. A la phase des demi-finales, la Ligue débute un championnat. Du coup, le tournoi masculin est court-circuité », regrette le formateur Philippe Haquet.
Ibou Ali, patron de l'instance régionale de la discipline, tient un langage contradictoire. « La caisse de la Ligue est maigre. On nous demande de prendre en charge la facture de la lumière. Ce qui n'est pas possible. De plus, les équipes éprouvent de serveuses difficultés à assurer les frais de déplacement. Elles aussi n'ont rien. Voilà le vrai obstacle », réagit l'homme fort du basket-ball de l'île.
Accompagné par un expert national, Laithi Bacar Kassim, le formateur s'était rendu à Moili. Surplace, un stage de formation de 3 jours a été effectué. « A Noumachoua, nous avons été bien accueillis. Les stagiaires étaient enthousiastes et bien motivés. Un environnement de motivation a prévalu. Après la formation, on a distribué des ballons. Tout s'est bien passé », se réjouit le duo technique, Haquet et Laïthi. Ils sont de retour, persévérants, ils ont entamé une autre négociation avec la Ligue. Une issue conciliatrice a été dégagée.
« Le week-end, un autre tournoi regroupera cette fois-ci, des équipes féminines. Nos sommes contents », déclare le formateur comorien. Le niveau général des basketteuses et basketteurs comoriens est bon. « Le basket-ball évolue bien. Mais, il ne connaîtra pas une réelle évolution, tant qu'une politique de désenclavement n'est pas mise en place. Jouer avec les adversaires des îles voisines permet d’évaluer avec objectivité le niveau général. Il y a des bons éléments ici, filles et garçons. Mais, il faut sortir », conclut Haquet.
Bm Gondet
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