Pendant une semaine, dix sept entraîneurs ont été formés par un expert du World acquatics. Philippe Pascale durant la période de formation a dispensé des cours théoriques au siège du Comité Olympique au quartier Oasis, mais aussi des séances pratiques à la piscine du Cœlacanthe lieu d'entraînement des nageurs comoriens, mais aussi à la plage d'Itsandra.
« Il manque un coup de pouce de la part des autorités locales pour offrir à cette jeunesse ce petit quelque chose, une piscine. Elle ne peut pas continuer à aller s'entraîner dans une piscine privée d'un hôtel » a constaté avec amertume l'expert français à l'issue de la semaine dédiée à la formation des entraineurs comoriens. Un constat que nombre d'observateurs partagent. Les résultats de nos nageurs lors des derniers jeux des jeunes de l'océan indien doivent interpeller plus d'un pour prendre conscience de la nécessité de doter le pays d'infrastructures adéquates pour la pratique des différentes disciplines et la natation en particulier. C'est pourquoi, cette formation est prise au sérieux par les dirigeants de la natation comorienne.
« C'est une formation très importante à nos yeux, car chaque entité doit apporter sa pierre à l'édifice pour la construction d'une bonne base pour la natation locale » s'est satisfait le vice-président de la Fédération Halifa Mlamali. « C'est une formation qui vient à point nommé car, elle va nous permettre de multiplier le nombre de nos entraineurs dans les trois îles, ce qui aura comme effet d'améliorer le niveau de nos athlètes qui seront suivis par des entraineurs qui ont un bon niveau de formation » à-t-il ajouté.
Pétrie de talents, la Fédération Comorienne de Natation souffre d'un déficit d'infrastructures qui stoppe la progression de la discipline depuis des nombreuses années. Les 48s58 centièmes de Fayadi Ahamada et les 43s24 de Maesha Saandi au 50m brasse auraient pu être améliorés avec des infrastructures qui répondent aux normes. Au 50m libre, là aussi des améliorations ont été constatées en termes de temps de référence au niveau national. Azlene Hassane a bouclé la distance 29s90, Naid Mohamed Chamité en 33s57 tout comme Maesha Saandi en 32s76, en amélioration de plus de trois secondes par rapport à sa dernière marque (35s26) obtenue lors des jeux de la solidarité Islamique à Konya en Turquie.
Le grand enseignement que l'on peut tirer dans cette distance, c'est que désormais c'est Azlene qui détient le record de la distance, loin des 32s52 que le désormais ex athlète Barouf Ali avait établi toujours à Konya lors de ces jeux de la solidarité Islamique. Si le vice-président concède volontiers le manque de résultats, ce n'est pas pour autant qu'il s'en inquiète pour l'avenir de la natation. « Le temps des résultats viendrait, vous savez qu'il est très difficile d'obtenir des résultats si les athlètes n'ont pas les conditions requises pour leur épanouissement3 s'est-il désolé. Toutefois, l'ancien international comorien et défenseur légendaire de Faigaffe et Bonbon Ndjema garde l'espoir d'une amélioration. « Vous savez que nous sommes encore loin du niveau de nos voisins de l’océan indien, mais avec de telles formations on ne pourra que nous améliorer, et la on en parlera s'agissant des médailles.
AS Badraoui
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