A moins d'un mois de la double confrontation contre la Côte d'Ivoire, le sélectionneur des verts Younes Zerdouk à accordé un entretien à Trinité Singbo journaliste béninois du site africafootunited. Il revient dans ce long entretien sur les échéances à venir notamment sur les éliminatoires de la CAN 2023.
« Pour l'instant on est focus sur la Côte d'Ivoire qu'on prépare du mieux possible, et ça demande beaucoup d'énergie », une façon pour le sélectionneur comorien de montrer sa détermination à faire face aux enjeux à venir. En effet, dans la semaine du 20 au 28 mars les Comores doivent rencontrer la Côte d'Ivoire dans une double confrontation qui peut s'avérer décisif dans un groupe H très déséquilibré dans la mesure où le pays organisateur (Côte d'Ivoire) et déjà qualifié.
Actuel troisième avec 3 points en deux matchs derrière la Zambie qui l'a battu à l'aller à Lusaka, les verts doivent éviter un zéro pointé tout en espérant que les Tchipolopolo n'engrangent pas les 6 points contre le Lesotho. Pour réussir dans son challenge, l'ancien joueur d'Angers dit vouloir s'appuyer sur une identité de jeu spécifique aux Cœlacanthes. « Le projet, c'est de lier notre identité de vie à notre identit¹é de jeu, celle des comoriens d'avoir une qualité de jeu qui nous permet de répéter des performances dans la durée » a-t-il plaidé.
Dans l'immédiat, c'est le plus gros défi qui attend Zerdou, celui d'assurer une sorte de continuité dans l'ADN de jeu tout en assurant une transition douce entre les toliers (Faïz Selemani, El Fardou, Mchangama...) et la nouvelle génération des Iyad Mohamed, Yannik Pandor ou autre Faïz Mattoir. Une phase qui doit être gérée avec beaucoup plus de tact pour éviter toute cassure dans la chaîne de transmission.
Cette identité de jeu passe aussi par l'amélioration du niveau des joueurs locaux qui doivent constituer à terme un vivier pour la sélection nationale. « C'est le travail du DTN qui met en place des choses, et nous, on est là pour l'amélioration du projet. Et ça demande beaucoup d'investissement car il faut avoir les infrastructures adéquates, former les entraineurs etc. » Un appel qui doit être pris au sérieux par les dirigeants du football comorien qui doivent définir leurs objectifs à long terme dans le développement du football. Il est plus qu'urgent qu'un choix fort soit adopté pour mettre en place le chantier du football comorien. Rehausser le niveau de jeu du championnat (toutes catégories et sexes confondus) locaux passe forcément par une bonne formation des acteurs et en parallèle mettre à niveau le déficit des infrastructures.
Participer aux compétitions continentales est certes une bonne chose pour la visibilité mais, avoir une bonne formation et des infrastructures aux normes est tout aussi meilleur pour assurer la pérennité de la discipline. Un choix très difficile à prendre pour les dirigeants du football comorien pris dans le piège de l'essentialisme (l'essentiel est de participer), mais un choix de raison qui va permettre d'ancrer dans la durée cette identité de jeu souhaitée par le sélectionneur. En ce qui concerne les deux matchs du mois de mars, le coach assure que lui est son staff sont en train de travailler pour être prêts le jour J, « il y a une pré-liste qui est donnée déjà aux joueurs, et une semaine avant le rassemblement on aura la liste définitive » a assuré le sélectionneur des verts.
AS Badraoui
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