Pour leur fonctionnement, les clubs comoriens quelle que soit la discipline vivent des aides octroyées soit par les associations communautaires, soit à travers des subventions non officielles par les différents ministères.
Ces pratiques du moins au niveau des ministères sont appelées à disparaître. C'est en tout cas la volonté affichée par le ministère de la jeunesse et sports à travers la note d'information 22-100/MJETSAC/CAB. « Le ministère de la jeunesse et des sports informe les organisations sportives et culturelles de l'Union des Comores ainsi que les services sous sa tutelle qu'à compter de la date de publication de cette note, les aides ponctuelles en faveur de ces organisations sont suspendues », lit-on dans une note d’information du ministère de la jeunesse et des sports.
Dans un pays où les organisations citées ont un statut d'amateurs, on voit mal comment ils peuvent mobiliser autant de fonds leur permettant d'atteindre leurs objectifs sportifs surtout dans l'éventualité d'un voyage hors de nos frontières. Autant dire mettre fin aux ambitions de nos sportifs sur le plan régional, continental voire international. Le sportif comorien ne peut améliorer ses performances que s'il est confronté aux meilleurs de sa catégorie et ce n’est pas forcément à l'intérieur du pays qu'il les trouvera.
Pour justifier la mesure, le ministère s'appuie sur un principe admis mais non officiel. « Le principe officiellement admis jusqu'à présent pour le fonctionnement de l'association sportive et culturelle est l'autofinancement par le biais du sponsoring, d'activités payantes et autres cotisations entre les membres du mouvement associatif », poursuit cette note ministérielle. Et le ministère d'étayer son argumentaire : « Le ministère rappelle qu'aucun chapitre du budget national ne prévoit de subvention en faveur des clubs sportifs et des associations culturelles ».
Toutefois, cet éclaircissement ne signifie pas pour autant la fin de la collaboration entre le ministère est les organisations suscitées. « Le ministère s'engage toutefois à chercher les voies et moyens d'évoluer vers une budgétisation des subventions au profit des associations », conclut la note.
AS Badraoui
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