Jean-Louis Prianon, patron de la Ligue Réunionnaise d'Athlétisme décide de faire du nouvel an, un nouvel élan. Au menu, renforcer les liens de coopération avec les îles voisines et multiplier les échanges d'expériences. Mais, les athlètes de l'Archipel, présumés champions à la désertion, suscitent la frayeur. « Faire venir des coureurs, c'est compliqué », murmure Prianon. Est-ce le détonateur d'un isolement ? Avec les autres îles voisines, tout semble à merveille.
L'initiative du président de la Ligue Réunionnaise d'Athlétisme, Jean-Louis Prianon, de faire de la saison sportive 2019 un tremplin pour le renfort de l'amitié et des relations d’échange avec les îles de l'océan indien fait l'unanimité dans son entourage. Un diagnostic révèle que dans la sous-région, l'athlétisme tend vers une chute libre, en termes d'aptitude de haut-niveau. La politique de confrontation des athlètes sous-régionaux constitue une thérapie. « Nous souhaitons mutualiser les moyens humains pour faire avancer la discipline et structurer les échanges, afin de permettre aux athlètes de se rendre plus facilement dans la zone pour courir », suggère le patron de l'Athlétisme réunionnais.
Le même interlocuteur murmure : « Faire venir des coureurs, c'est compliqué [coureurs comoriens, Ndlr] ». L'interjection révèle la marginalisation des Comores, en termes de partage d'expérience. Mais, le même son de cloche retentit à la Fédération Comorienne d’Athlétisme : « Nous aussi, nous sommes tracassés par cette situation, caractérisée par l'absence d’échange avec la Réunion. Vous savez, nos jeunes athlètes sont influençables. De plus, ils vivent sous la pression de l'entourage, des parents. Et finalement, ils craquent », semble regretter, Hilmy Aboud, président de la Fédération Comorienne d'Athlétisme.
« Aujourd’hui, il est difficile d’obtenir des visas, car lorsqu'ils ont fini leur épreuve, ils disparaissent dans la nature », poursuit Prianon qui a connu la mésaventure avec trois marathoniens : deux filles et un garçon. De toutes les îles de l’Océan Indien, Mahé et Moroni sont les seuls avec qui La Réunion n’a plus d’échanges. Bien entendu, les raisons ne sont pas les mêmes. L'athlétisme n’est pas en vogue aux Seychelles. Aux Comores, il fait l'objet d'un grand engouement. Mais, la désertion suscite la frayeur. Est-ce le détonateur d'une mise en quarantaine des athlètes comoriens dans le département français de l'Océan indien ?
Bm Gondet
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