Samedi 18 décembre dernier, le monde du football s’est réveillé avec l’incendie de la ligue de football de Ngazidja. Si jusqu’à maintenant, aucune piste sérieuse n’est privilégiée, la thèse de l’incendie criminel et prémédité semble faire son bonhomme de chemin.
Spectacle macabre ce samedi 18 décembre au siège de la ligue sis à Hamramba au sud de Moroni. Des dégâts matériels énormes sont à déplorer. La salle de conférence, le bureau du secrétariat général ainsi que d’autres pièces on était touchés. Si jusqu’à maintenant aucune piste sérieuse n’est privilégiée, la thèse de l’incendie criminel et prémédité semble faire son bonhomme de chemin. Selon le président de la ligue, Kaissane Hassane, joint par téléphone, la gendarmerie a été saisie pour déterminer l’origine et la responsabilité face à ce malheureux événement. « On a été alerté par un dirigeant du district de Wachili qui était de passage à la ligue. Heureusement qu’à cette heure (8h30-9h), il y’avait personne au siège sinon le pire serait à craindre », avance le président de la ligue régionale de football.
Vu la tournure qu’a pris la fin de saison surtout au niveau des districts, il ne serait pas surprenant qu’un petit farceur se sentant lésé par les décisions des instances dirigeants se soit senti obligé de se faire justice selon un riverain trouvé dans les lieux.« Nous comptons sur la justice et en premier lieu la gendarmerie pour boucler au plus vite cette enquête. Nous nous réservons le droit de nous porter partie civile dans l’éventualité d’un procès », indique-t-il.
Interrogé sur cette incendie, le directeur de la coopération et des équipes nationales au niveau de la FFC montre que la ligue doit prendre des mesures strictes au niveau sportif car la justice fera son travail au niveau pénal une fois les enquêtes achevées et que les coupables seront sous les mains des autorités judiciaires. « C’est un acte regrettable! Le football ne doit pas être comme ça car le football nous unit. J'appelle toutes les équipes à comprendre combien le football est important dans la cohésion sociale de notre pays », dit-il.
Cet incendie vient à la suite d’une longue liste d’autres incendies (voitures brûlées, incendie du trésor public...) jamais élucidées. Plus personne ne se sent à l’abri de ces actes de vandalisme. La population vit la peur au ventre face à la recrudescence des actes de banditisme qui n’épargnent personne. Et même le football, le sport rassembleur par excellence. Le football est un phénomène social qui est censé être un vecteur de paix sociale. Chez nous il est devenu un dangereux poison. Tout se règle à coup de machettes et autres gourdins. La réussite de notre équipe nationale (Cœlacanthes) devrait jouer son rôle de levier pour accompagner le football local vers le développement escompté. A quand les états généraux du football ?
Ahmed Saïd Badraoui
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