La Gazette

des Comores

La Fédération de handball suspendue : Des soupçons de corruption planent sur elle

La Fédération de handball suspendue :  Des soupçons de corruption planent sur elle © : HZK-LGDC

Décidément, les comoriens aiment la France. Et ils ne manquent pas d'imaginations ni de raisons pour pousser le destin à leur offrir l'occasion de s'y rendre quoi qu'il en coûte. Avec ou sans le précieux sésame (visa), l'essentiel est de rentrer, le reste on improvisera aiment répondre les fanatiques.


La suspension de la fédération de handball sonne comme un sérieux avertissement à tous les apprentis sorciers qui considèrent les fédérations sportives comme leur fonds de commerce. Dans une note circulaire, le ministère de la jeunesse et sports par la voie de son directeur de la jeunesse a justifié cette suspension par « des manquements graves à ses missions, le bureau exécutif de la FCH est suspendue ». Un peu plus loin, le directeur donne le ton. « Une commission provisoire est mise en place pour une réflexion dans les meilleurs délais à la convocation d'une assemblée générale afin de procéder à l'élection d'un nouveau bureau », poursuit-il. Une décision radicale mais qui se justifie peut-être par l'absence totale ou presque de plan d'action.


Sinon comment expliquer que pour la participation des quatre clubs comoriens (Uhuru, Rafale, Kazampasani filles et garçons), la fédération n'a jamais été en mesure de produire l'évaluation de ses besoins (budget prévisionnel) malgré plusieurs relance du ministère de tutelle. S'agissant du voyage proprement dit, le ministre s'était engagé personnellement à faire en sorte que tous les athlètes et la délégation officielle puissent avoir le visa d'entrée à la Réunion. « J'ai soumis 76 demandes de visa auprès de l'ambassade de France et Dieu merci tous ont été acceptés », s'est réjoui Djaaffar Salim Allaoui le ministre de la jeunesse et sports.
Dans la journée de mardi, ce dernier avait réuni avec le ministre de l'intérieur tous ceux qui sont impliqués pour leur faire signer un contrat moral comme quoi ils prennent l'engagement de revenir tous au pays après la fin de la compétition, vu ce qui s'est passé lors des jeux des îles de La Réunion où presque la moitié de la délégation avait pris la poudre d'escampette. Ou encore lorsqu'une jeune athlète de 13 ans a pris la fuite lors d'une sortie récemment en France.

 

C'est pourquoi le ministre en a fait une affaire personnelle. « Ça va de ma crédibilité et celle du gouvernement », dit-il. C'est pourquoi, après la suspension de la fédération, les visas du bureau exécutif sont tous annulés car ils ne peuvent plus prétendre à ce voyage comme nous l'a confié le ministre. Le reste de la délégation est partie hier  mercredi de Moroni pour Saint-Denis avec tout de même une journée de retard sur le calendrier prévu.

 

AS Badraoui

 


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