La Gazette

des Comores

La FFC donne sa version des faits

La FFC donne sa version des faits © : HZK-LGDC

La Fédération de Football des Comores via un communiqué de presse daté du 20 janvier dernier a tenu à clarifier les propos de son président prononcés lors d'une réception organisée en l'honneur de ses invités de marque (Samuel Eto'o et Wallace Karia), respectivement présidents de la Fecafoot et de la Fédération Tanzanienne de Football.


Cédant à l'émotion et excédé par la polémique naît de la venue de Samuel Eto'o qui a ressuscité une vieille rancœur de certains supporters des verts, le président a fait une sortie de piste qui n'a cessé depuis d'alimenter la blogosphere et même les médias traditionnels aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. « Les propos du président de la Fédération ont été transformés dans le but de manipuler l'opinion publique et instaurer un climat de suspicion entre l'instance faîtière du football africain et la FFC dont la relation a toujours été au beau fixe » peut-on lire dans ce communiqué de presse.

 

Dans un monde où la justice se fait à travers les réseaux ou une simple phrase fût-elle maladroite peut être considérée comme parole d'évangile et mener son auteur dans la potence sans aucune forme de justice. C'est dans l'air du temps nous dit-on, certes mais le journalisme est avant tout et surtout une question de déontologie et d'équilibre de l'information.

 

Les propos déplacés du président ont certes choqué les inconditionnels des Cœlacanthes mais se limiter à ces quelques phrases ne nourrit pas le débat. En tout cas ce début d'explication de la FFC est une opportunité à ne pas manquer pour tous ceux qui veulent la manifestation de la vérité sur cette histoire. Si les dossiers médicaux des joueurs ne sont pas rendus publics pour des raisons d'éthique, ceux qui veulent savoir d'avantage peuvent toujours se rapprocher des services concernés ou se référer au protocole médical de la CAF mis en place lors de la CAN camerounaise sous la direction du Dr Aboubakary Sidiki.

 

« Le débat s'était polarisé sur le match contre le Cameroun ou 11 membres (joueurs et staff) étaient contrôlés positifs par le laboratoire indépendant (UNILABS) engagé par la CAF. En effet, c'est ce match là qui était à l'origine des tensions entre les supporters comoriens et les camerounais à cause des soupçons de favoritisme de la CAF en faveur de l'équipe hôte de la compétition. La non présence du gardien de but Ali Ahamada n’a pas été compris par les inconditionnels des verts. Contrôlé positif le 22 janvier soit 48 heures avant la rencontre malgré un contrôle négatif le jour du match « Le premier test PCR de positivité du joueur comorien date de deux (02) jours. Il aurait pu être éligible si ce premier test PCR datait de cinq (05) jours ou plus et qu'il soit asymptomatique » écrivait le Dr Aboubakary au médecin des Coelacanthes le Dr Fahad Ahamada Ibrahim.

 

C'est ce délai de 5 jours qui aurait permis au jouer tunisien Wahbi Khazri de jouer le 8ème de finale dans la mesure où son contrôle de positivité a été effectué au minimum 3 jours avant ce test décisif dit test d'éligibilité. Continuant sur sa clarification, le service de Communication de la FFC revient sur la phrase polémique (on a réussi à les faire jouer), « La réalité est tout autre, par « on a réussi à les faire jouer » cela ne veut pas dire illégalement, mais après avoir été contrôlés positifs, des joueurs ont refait des tests qui se sont révélés négatifs. » Et de continuer « ils ont subi une batterie de tests dont un Echo-Doppler, un Électrocardiogramme et un Scanner Thoracique qui ne présentait aucun signe de lésion thoracique. » Si le communiqué n'absout pas la FFC sur des éventuels manquements, il a le mérite de clarifier et mettre hors cause la Confédération Africaine de Football sur son supposé parti-pris, ce qui était le but du président Said Ali Saïd Athoumane à en croire ce communiqué.  « Le président a voulu définitivement clarifier la situation et lever tous les soupçons qui pesaient sur une supposée partialité de la CAF en faveur du Cameroun. »

 

ASB

 


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