La Gazette

des Comores

Journée mondiale de la femme : l'absence de la course féminine attriste les concernées

Journée mondiale de la femme : l'absence de la course féminine attriste les concernées © : HZK-LGDC

Pour les femmes sportives, la commémoration de la journée mondiale de la femme (08 mars) n'est jamais passée inaperçue aux Comores. Tous les ans, l'association « Femmes en Mouvement », organise une course féminine. Mais, état d'urgence sanitaire oblige, la 9e édition reste un rêve. Bien entendu, l'absence de cet événement attriste les sportives. L'épreuve est plus conviviale que concurrentielle. L'édition 2021 aurait permis à la participante la plus agée, Mzouhali Mze de Mitsamiouli, de souffler sa 67e bougie.


Pour la demi-marathonienne de Moroni, Zakia Mohamed, l'absence de la course féminine, à l'occasion de la Journée mondiale de la femme, est regrettable. Elle s'exprime : « Quand la covid-19 atteindra un déclin significatif, je pense que la reprise du sport, notamment la course de la femme, est indispensable. Je suis triste de sa suspension. Courir collectivement procure une grande gaieté expansive. On rencontre d'autres femmes ouvertes et joviales. En plus de la liesse populaire, on améliore aussi l'état de santé. On développe une bonne dose de tonicité. Cette course est donc salutaire et indispensable pour les femmes, tous les âges confondus ».

 

Depuis mars 2020, le Gouvernorat de Ngazidja a fait sienne cette course, associée à la journée mondiale de la femme, qu'il rebaptise « La Lycéenne ». Mais, fidèle au principe de valeur d'entente et de relation consensuelle, l'association culturelle, sportive et socio-éducative, Femme en Mouvement, compte revaloriser les 25 novembre, qui correspondent aux journées mondiales de lutte contre les violences contre les femmes et les enfants. « Avec courtoisie, nous cédons le mois  de mars au Gouvernorat. En échange, nous comptons organiser la traditionnelle course de la femme à chaque mois de novembre. La journée, destinée aussi à faire bouger la femme, dénonce les violences conjugales et, redynamise la politique pour le genre. Si tout va bien, rendez-vous à la place de l'indépendance en novembre prochain », nous murmure une des pionnières de la course de la femme.

 

Amina Ibrahim de Moindzaza-Mboini se soumet aux directives des autorités nationales, relatives à la suspension de toutes activités sportives et, autres regroupements confessionnels, musicaux et j'en passe.  « La suspension de la course de la femme nous attriste beaucoup. Pour nous les sportives de l'Archipel, c'est la seule opportunité qui nous est offerte pour célébrer et fêter la journée mondiale de la femme. On bouge. On s'amuse. On entretient la santé. Même si cette liesse populaire se passe une fois par an, elle est toujours enrichissante. Si l'hypothèse de revaloriser sportivement les mois  de novembre se réalise, les femmes, de 16 à plus de 50 ans, seront très contentes, ».

 

Bm Gondet

 

 


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