La Gazette

des Comores

Jose Chakirina Abodo, président de la Fédération Comorienne de Judo « Nous sommes une des rares fédérations qui ramène toujours des médailles »

Jose Chakirina Abodo, président de la Fédération Comorienne de Judo  « Nous sommes une des rares fédérations qui ramène toujours des médailles » © : HZK-LGDC

Crée dans les années 1980 mais affilié à la Fédération Internationale de Judo en 2009, la FCJ pâtit d’une absence de visibilité pourtant elle est l’une des rares Fédération qui revient avec des médailles à chaque fois qu’elle est de sortie. Arrivé à sa tête en 2009, José Chakrina Abodo essaye de maintenir cette discipline à flot malgré les problèmes structurels. Interview.


Question : Monsieur le président, comment se porte la FCJ ?

José Chakirina Abodo : Avant tout, je remercie La Gazette des Comores de me donner l’opportunité d’éclairer les comoriens sur la situation de ma Fédération. Nous avons hérité d’une fédération où la norme était toujours de préformer. La preuve nous sommes l’une des rares fédérations qui ramène toujours des médailles à chaque fois que nous avons l’occasion de sortir hors des Comores plus particulièrement lors des jeux des îles.

Question : Vous avez récemment organisé le championnat national de judo. Est-ce une façon pour vous de maintenir la forme des troupes ?

J.C.A : Nous avons l’intention de maintenir ce calendrier pour l’organisation du championnat national. Indépendamment de ça, nous avions un objectif spécifique qui était d’évaluer nos athlètes à quelques mois du championnat d’Afrique (avril) de judo. Nous avons déjà nos présélections toutes catégories (âges) et sexes confondus. Ce championnat était aussi une façon de confirmer chaque athlète sur son niveau réel dans la mesure où au mois de janvier nous allons sortir les listes des équipes nationales (junior, senior, cadet)

Question : Il y a combien de Clubs affiliés à la FCJ ?

J.C.A : Nous avons à peu près une vingtaine de clubs dans les 3 îles mêmes si le gros contingent vient de Ngazidja.

Question : Parlons un peu de structure. A part les Dojos qui manquent, est-ce que vous avez le matériel nécessaire à la bonne pratique du judo (kimono, tatamis...) ?

J.C.A : Nous avons des kimonos de compétition aux normes internationales dans toutes les catégories. Nous avons un container (40 pieds) de tapis qui se trouve à la douane qui risque de tomber sur des pénalités si ce n’est pas déjà fait faute de moyens (4 à 5 millions pour la manutention et 1,5 millions pour l’agence). L’ancien ministre des finances nous avait accordé une exonération douanière mais, sans payer ces frais impossible de récupérer ce matériel.

 

Question : Actuellement vous vous entraînez à l’Institut National de la Jeunesse et Sport, à quand un Dojo national ?

J.C.A : Au temps du ministre Salim Ben Ahmed, on nous avait accordé un terrain à côté du dortoir de l’INJS mais, jusqu’à maintenant le dossier se trouve au ministère de l’aménagement du territoire qui est chargé du foncier et le dossier traîne en longueur. Sans ce titre foncier, on ne peut rien faire. Pourtant la Fédération internationale de judo est disposée à construire le local sur ses propres fonds.

Propos recueillis par Ahmed Said Badraoui

 


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