La Gazette

des Comores

Jeux des îles de l'Océan indien, J-7 « Oui, toutes les dispositions sont prises pour concrétiser ce rêve »

Jeux des îles de l'Océan indien, J-7 « Oui, toutes les dispositions sont prises pour concrétiser ce rêve » © : HZK-LGDC

Nous frôlons la 2e semaine de la préparation des athlètes pour la 10e édition des Jeux des îles de l'Océan indien (Jioi), prévus à Maurice. Dans cette perspective, le Comité d'Organisation des Jeux (Coj) a organisé une conférence de presse à Moroni, le jeudi 11 juillet. L'objectif, c'est de présenter les actions salutaires engagées pour prétendre aux prochains Jeux des îles. « L’État s'est impliqué davantage pour transformer en réalité, le rêve d'abriter les Jioi de 2023. Et nous focalisons l'attention des voisins », assure Saïd Abdallah, vice-président du Coj.


Le 2e regroupement national des disciplines sportives et des gamins pour le volet jeunesse à l'occasion de l'édition 2019 des Jioi se déroule bien, même si tout n'est pas parfait. « Écoutez, tout se passe à merveille. Aucun embarras sur l’hébergement, la restauration et le déplacement des athlètes. En tout cas, le cadre est meilleur par rapport à d'autres regroupements », assure le conférencier Saïd Abdallah Salim, vice président du Coj.

 

La principale préoccupation des autorités nationales, c'est de présenter à l'île Maurice, du 19 au 28 juillet prochain, des équipes crédibles, conquérantes et de focaliser l'attention du Comité International des Jeux pour ramener le flambeau de la 11e édition des Jioi aux Comores. La situation suscite-t-elle la frayeur ? « Les Jeux relèvent de la responsabilité de l’État. Nous remercions vivement la précieuse implication du président de l'Union pour ramener au pays le drapeau des Jeux. Toutes les dispositions nécessaires sont prises pour concrétiser ce rêve de tout un peuple. La politique d’émergence engagée milite dans ce sens. Nous avons des infrastructures adéquates. Le complexe omnisports de Maluzini est un fleuron de l'Océan indien. D'autres gros projets de construction sont en voie de réalisation. Tout le monde doit se mobiliser et retrousser les manches pour ce projet fondamental », apaise le vice-président.

 

La compétence et la crédibilité des athlètes retenus ont été évoquées, une allusion à la moisson des médailles. « On se sacrifie pour relever le niveau des athlètes. Les préparatifs montrent qu'ils sont aptes à se rivaliser avec les adversaires de l'Océan indien. Je fais confiance aux coaches respectifs et au choix opté pour la constitution des sélections. L’État n'a pas lésiné sur les moyens. Prétendre donc à des médailles est un geste légitime », coupe court le conférencier. 

 

Aux Jioi de 2015 à la Réunion, les athlètes mahorais avaient fait fi à la charte des Jeux, en arborant des fanions tricolores, pourtant non autorisé par la charte des Jeux. La délégation de Moroni a qualifié l'acte d'incidence diplomatique et a tourné le dos aux Jeux. « Écoutez, les Jioi sont régis par des textes précis. Donc, tant que ce règlement est respecté, on se montrera de bons élèves. Mais, s'il est piétiné, pour l'honneur de la nation, on réagira. Mais je pense que tout va bien se passer. Soyons rassurés ! », répond Saïd Abdallah Salim.

 

La marginalisation pour la énième fois de la presse à l'occasion des Jioi a fait l'effet d'une bombe. Le discours pertinent et attrayant du conférencier a quasi hypnotisé les journalistes. « Personnellement, j'aurai souhaité que tous les organes de la presse soient présents à Maurice, pour bien médiatiser l'événement. Mais, le budget du Coj est limité. En tout cas, le débat n'est pas fermé. Restons en contact. Mais, je ne promets rien », conclut Ahmed.

 

Bm Gondet

 


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