Du 4 au 11 décembre se tiendra à l'Île Maurice la 12e édition des Jeux de la Commission de l'Océan Indien pour la jeunesse. Après Djibouti en 2018, c’est l'île Maurice qui accueille de nouveau et pour la quatrième fois les jeux de la jeunesse du Sud ouest de l'Océan Indien.
Après avoir abrité les premiers jeux en 1995, co-organisés les 4e en 2004 et organisé les 5èmes en 2006, Port-Louis s’est de nouveau engagé à organiser les jeux de la jeunesse régionale. Ces jeux des jeunes, tout comme ceux communément appelés les jeux de l'océan indien, sont une vitrine pour les jeunes de 14 à 17 ans et les athlètes confirmés de la région, car ils leur permettent de se connaître d’avantage mais c’est aussi le lieu propice pour la préparation des échéances internationales de grande envergure. « Cela permettra aux athlètes de commencer à se préparer pour les jeux olympiques à travers ces jeux régionaux, élevant ainsi le niveau des athlètes qui seront désormais découverts, entraînés et leurs progrès surveillés à travers tous ces jeux », avait déclaré en août 2021 dans les colonnes du site Seychelles News Agency, la ministre de la famille, de la jeunesse et des sports, Marie-Céline Zialor. Une position défendue devant les jeunes et athlètes Seychellois mais qui peut facilement généraliser pour tout l’ensemble de la région et surtout un pays comme le nôtre qui est en retard sur beaucoup de choses surtout en matière de formation sportive.
Ces jeux de la jeunesse doivent être le cadre idéal pour les acteurs (dirigeants et techniciens) du sport comorien d’ouvrir une sorte d’observatoire pour suivre et encadrer l'évolution des nouvelles pépites qui se seront distinguées selon leurs performances. Souvent démunies et en manque de visibilité sur la scène locale, certaines fédérations (athlétisme, boxe, natation) qui ont des athlètes confirmés et en devenir doivent saisir l’occasion pour asseoir leur assise. Du haut de ses 16 ans, Maesha Saandi dans la natation présente l’une des grandes chances de médailles dans cette catégorie des jeunes surtout après avoir nagé en 35s26 à Budapest lors des championnats du monde grand bassin, une performance qu’elle a amélioré lors de sa sortie à Konya lors des jeux de la solidarité Islamique. Sur les 8 disciplines (athlétisme, boxe, haltérophilie, handisport, pétanque, tennis, tennis de table et jeunesse) des jeunes ont montré durant les premiers jeux nationaux qu’ils avaient le potentiel pour aller loin dans leurs disciplines respectives et pourquoi pas ramener des médailles pour ces jeux de décembre.
Le défi est immense mais pas insurmontable pour nos jeunes athlètes qui au-delà des problèmes organisationnels, ont toujours montré une certaine capacité de résilience sans commune mesure face aux défis qu’ils ont à relever tous les jours pour pouvoir pratiquer le sport qu’ils aiment. On aurait pu imaginer qu’avec le trop plein de déficit (infrastructures, matérielles…) avec les risques que cela engendre sur le moral des jeunes, ces derniers lâcheraient tout, au contraire c’est devenu une source de motivation qui les obligent à s'auto dépasser. « C’est notre passion et nous sommes prêt à nous à nous investir quelque soit le prix », s’exprime Mohamed un jeune qui pratique la pétanque, non avec un brin de défiance face à la dureté de se munir son matériel sportif. Plus que des jeux, cette grande messe de la jeunesse régionale ressemble à s'y méprendre à un combat de vie pour nos jeunes athlètes.
AS Badraoui
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