La Gazette

des Comores

Jeux des Iles 2027: J-349 Où en sommes-nous à 12 mois des jeux ?

Jeux des Iles 2027: J-349 Où en sommes-nous à 12 mois des jeux ? © : HZK-LGDC

Normalement, dans une organisation normale, le comité chargé d’organiser les Jeux aurait mis en place un compte à rebours pour symboliser l’approche de l’événement et rappeler, à mesure que l’échéance se rapproche, l’urgence de mobiliser tous les acteurs autour de sa réussite. Malheureusement, jusqu’à ce jour, c’est silence radio, alors que le monde sportif continue à se poser des questions légitimes.


S’agissant du complexe de Mitsoudje, qui sera constitué d’une piscine olympique et d’un gymnase couvert, le chantier semblent bien avancer à ce jour. A moins d’un accident, cet ensemble sera livré à temps avant les jeux, et les athlètes pourront en bénéficier. À condition que le rythme des travaux soit maintenu, le complexe de Mitsoudje pourrait ainsi devenir l’un des symboles forts de ces Jeux. Une infrastructure moderne mise au service des athlètes, mais aussi un héritage durable pour le sport comorien. Par ailleurs, le complexe de Maluzini, qui doit abriter l’athlétisme et le football a subi récemment une inspection de la Confédération Africaine de Football en vue de son homologation. Si cette dernière n’a aucune conséquence sur le déroulement des jeux, elle servira néanmoins à donner beaucoup plus d’envergure au dossier comorien. Outre ces deux infrastructures, c’est encore le vide, ou plutôt un saut vers l’inconnu. Jusqu’à ce jour, ni le village des Jeux ni le complexe hôtelier prévu en bord de mer ne sont encore sortis de terre. Et encore moins, la promesse de six autres gymnases, que l’Etat a promis de faire construire.  

À l’approche de l’échéance, le temps devient donc un facteur déterminant. Si certaines infrastructures semblent prendre forme, d’autres restent encore au stade des promesses. Le défi sera désormais de transformer rapidement les projets annoncés en réalisations concrètes, afin que les Jeux ne soient pas organisés dans l’urgence. Côté préparation des athlètes, c’est encore le flou total. Les fédérations continuent de naviguer à vue, davantage préoccupées par le règlement de leurs problèmes internes que par la préparation de leurs athlètes. Quant aux instances suprêmes, le ministère des Sports, le COSIC et le COJI, elles souffrent d’un sérieux déficit en termes de politique commune et de feuille de route claire en vue de ces Jeux. Pourtant, à mesure que l’échéance approche, l’urgence devient de plus en plus évidente. Sans une véritable coordination entre les différents acteurs, le risque est de voir les athlètes arriver insuffisamment préparés. Les infrastructures sont importantes, mais elles ne suffiront pas à garantir la réussite des Jeux. Il est donc urgent que le véritable chantier commence désormais, celui de la préparation des femmes et des hommes appelés à défendre les couleurs du pays. 

Et pendant ce temps-là, nos amis réunionnais continuent à souffler le chaud et le froid, quant à leur participation aux jeux. Dans un entretien accordé au Quotidien de La Réunion, le président du Cros, Johan Guillou s’est montré satisfait de la nouvelle programmation des jeux (10-19 août 2027) qui semble avoir tenu compte de leurs exigences par rapport à la rentrée scolaire de 2027, « On est content car cela prouve que le comité d'organisation souhaite que La Réunion participe à ces Jeux. » Toutefois, la délégation réunionnaise continue à poser des sérieuses réserves : « Même s'il reste beaucoup d'interrogations autour de l'hébergement, la sécurité, le transport, les conditions sanitaires, mais aussi le nombre de disciplines, les sportifs réunionnais seront donc de la fête », comme le révèlent nos confrères réunionnais. Le spectre des problèmes sanitaires est régulièrement brandi par la partie réunionnaise, comme si les épidémies étaient consubstantielles aux Comores. Pourtant, au cours des trois dernières années, les deux territoires ont été confrontés à plusieurs crises sanitaires, même si leur ampleur et leur impact n’ont pas été comparables. À force de pointer uniquement du doigt les Comores, le débat finit par occulter une réalité pourtant évidente, aucun territoire n’est à l’abri des épidémies. La question n’est donc pas de savoir qui est épargné, mais qui est le mieux préparé à y faire face.

Imtiyaz

 

 


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