La Gazette

des Comores

Jeux africains de la Jeunesse, Algérie Les athlètes comoriens sont revenus bredouille

Jeux africains de la Jeunesse, Algérie Les athlètes comoriens sont revenus bredouille © : HZK-LGDC

Après une dizaine de jours de confrontation sportive entre des athlètes du continent, dans le cadre des Jeux Africains de la Jeunesse, l'Algérie a clôt les festivités le 28 juillet dernier. La couleur nationale a été timidement défendue par l'Athlétisme, l'Haltérophilie et le Karaté. Confrontés à une absence de préparation digne, nos athlètes ont regagné le bercail sans aucune médaille.


Les Jeux Africains de la Jeunesse sont une compétition multi disciplinaire qui se déroule tous les 4 ans : Maroc (2010), Botswana (2014) et Algérie (2018). Ils sont ouverts aux athlètes, filles et garçons, ayant entre 14 et 18 ans. Cette 3e édition a servi d'arène pour la qualification aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, prévus à Buenos Aires (Argentine) en octobre prochain. Mais, sans encadrement technique, nos athlètes n'ont pu atteindre leur objectif.

 

« Certes, on a raté le podium. Mais, nous avons présenté des jeunes qui savourent  à peine une 1ère sortie internationale. Ils n'ont aucune expérience régionale, et encore moins continentale. Il faut encourager ceux qui ont réussi à battre leur propre record national. Pour moi, c'est une victoire. Personnellement, je les félicite et remercie le comité olympique pour sa bienveillance financière. On a raté Buenos Aires. Mais avec un bon encadrement, ces jeunes présentent un bon espoir aux Jeux des îles de Maurice en 2019. Un sprinter comorien de 100 et 200 mètres ne s'est pas présenté à la compétition, sans aucune justification », explique, l’entraîneur de l’Haltérophilie, Abou Mze Hamadi, présent à ce prestigieux rendez-vous sportif des jeunes athlètes africains.

 

La gloire se prépare, se mérite

 

Dans le classement général des médailles pour (54 pays et 30 disciplines), l'Algérie (226) et l’Égypte (199) se sont taillés la part du lion. Et dans l'Océan indien, Maurice resplendit en haut du tableau avec 31 médailles, suivis de Madagascar (4), Seychelles (3), Djibouti (1). Avec zéro médaille, notre pays rayonne en lanterne rouge. Les statuts politiques de Mayotte et de Réunion excluent leur participation. Nous rappelons qu'une ossature sur laquelle les pays construisent des équipes nationales performantes se prépare à partir de la base, et graduellement.

 

Le sport scolaire s'avère une pépinière incontournable. Les clubs assurent la relève. Le reste c'est la volonté et la bienveillance financière des autorités. En clair, il faut relancer le sport scolaire pour dénicher les talents naissant, susceptibles de devenir de grands champions, bien entendu si l'encadrement technique est convenable et le moyen de préparation, adéquat. « L'athlète absent aux épreuves de 100 et 200 mètres était blessé depuis les Jeux des Jeunes de l'Océan indien de Djibouti. Mais, il est combatif et perfectible. Il est notre espoir de demain », clarifie Attoumani Mdere, Secrétaire général de la Fédération Comorienne de Sport Scolaire et Universitaire.

 

Bm Gondet

 


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