Ancien directeur de cabinet du président Salim Tourqui, Ali Chahidi fraîchement nommé Directeur Général de l'Institut National de la Jeunesse et Sports nourrit des grandes ambitions pour ses nouvelles responsabilités. C'est au siège de l'INJS que nous l'avons rencontré.
Le moins que l'on puisse dire est que Ali Chahidi n'est pas là pour faire de la figuration du moins par rapport aux ambitions qu'il affiche. « Je veux donner à l'INJS ses lettres de noblesse » a d'emblée ténu à préciser le nouveau directeur de l'Institut. Avant de mettre en place son programme de développement, le directeur tient d'abord à faire un diagnostic et un état des lieux général et voir ce qu'il peut y remédier tout de suite sans mobiliser des gros moyens. Parmi ses priorités, il y a la sécurisation des lieux. « L'INJS est devenu un lieu de villégiature ou n'importe qui peut rentrer sans contrôle, nos enfants qui y vont pour leurs activités scolaires (sportives) sont complément livrés au premier venu », dit-il. Une chose que nous avons pu vérifier nous mêmes. Aucun contrôle ni à l'entrée ni à la sortie du site pourtant ce ne sont pas les employés qui manquent.
Le deuxième volet du programme de développement que le nouveau directeur veut mettre en place est la réfection du bâtiment. Les lieux sont devenus en effet fantomatique. A part la vétusté du bâtiment, les chambres sont dans un état de décrépitude avancée. Les dortoirs n'ont de dortoir que le nom, pas de toilette, le peu de chambres que les murs tiennent ne sont pas climatisées. Si le bâtiment est dans un état piteux, les surfaces où les athlètes s'entraînent ne sont pas en reste. « Nous allons faire en sorte que nos infrastructures (plateaux) sportives soient opérationnelles dans les meilleurs délais », poursuit-il.
Crée à l'origine pour encadrer les activités sportives du pays, l'Institut a été réduit peu à peu dans sa portion la plus congrue, qui est d'accueillir les activités sportives des établissements scolaires (public et privé). « Nous allons relancer les activités d'encadrement des cadres sportifs (éducateurs) afin de mieux les outiller dans leurs travaux de détection des nouveaux talents », avance-t-il. Pour parvenir à cet objectif majeur, le président veut s'appuyer sur la formation de base et recyclage des professeurs d'éducation physique et sportive (EPS).
Un programme qui doit débuter dès cette année.
Si le sportif est important, le directeur n'oublie pas le volet jeunesse. « Pour avoir de bons citoyens, il faut une jeunesse bien éduquée dans les valeurs traditionnelles du pays mais aussi à respecter les valeurs du sport dans la globalité et à préserver l'environnement dans leur milieu respectif. C'est pourquoi et dans cette optique de préservation de l'environnement, un programme de protection de la mangrove de l'INJS est en étude pour une bonne animation et crée les conditions d'un tourisme environnemental », souligne-t-il. Une façon de lier l'utile à l'agréable.
AS Badraoui
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