En vue des prochaines échéances de l’équipe nationale des Comores, à la demande de la Fédération de Football des Comores, la CAF a dépêché un expert dans la validation des stades, pour inspecter le stade Maluzini. Actuellement classé à la catégorie 2 des critères de la Confédération Africaine de Football, comme un seul homme, le peuple et les fans de football, espèrent que cette deuxième inspection va aboutir à rouvrir de nouveau les portails aux Cœlacanthes des Comores.
Si l’homologation du stade de Maluzini, pour le début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations reste probable, la prudence doit être de mise (21 septembre - 06 octobre), eu égard des résultats de la dernière inspection, qui avait confirmé la non-homologation du stade. Quoique tout peut déboucher à quelque chose d’inédit. Les yeux et les oreilles des comoriens sont donc rivés vers Maluzini, dans l’attente du moindre commentaire concernant le travail qui a débuté hier sous l’égide de la CAF. Avellin Besegeta, ancien secrétaire général adjoint de la Fédération Burundaise de Football, expert envoyé pour l’inspection du stade Maluzini, repartira jeudi après trois jours de travail (17-19). Le ressortaient burundais, est bien connu dans le milieu du football africain, pour son professionnalisme et son engagement pour le développement du football. Manager du football professionnel et instructeur pour la CAF, Besegeta est aussi connu pour être l’un des principaux animateurs des ateliers régionaux sur la plateforme de gestion des licences en ligne (CLOP).
Si l’inspection des stades reste est un élément essentiel dans le processus de validation des stades, la décision finale revient à la CAF. « La CAF est responsable du processus d'inspection, de contrôle et d'approbation des stades à utiliser dans les compétitions de la CAF et les éliminatoires africaines des compétitions de la FIFA », indique l’article 4.01 sur le règlement des stades de la CAF. Et après cette inspection, quatre possibilités sont envisageables pour le stade de Maluzini. Soit la CAF décide tout simplement de ne pas approuver le stade « Le stade ne répond pas aux exigences minimales établies définies dans le présent règlement pour accueillir des matches dans une compétition spécifique, par conséquent n'est pas approuvé », ou décide « Le stade répond à toutes les exigences minimales établies dans le présent règlement pour accueillir des matches dans une compétition spécifique, est donc approuvé.» Et entre les deux, deux autres sont encore possibles. La CAF peut tout simplement approuver le stade le temps d’une rencontre. « En raison de circonstances imprévues considérées par la CAF, la CAF peut décider d'accorder une approbation d'un match qui est suivie d'une non-approbation automatique du stade », ou accorder une approbation temporaire, dont la CAF peut à tout moment prolonger ou d’annuler «À tout moment, la CAF peut décider d'annuler ou de prolonger l'approbation temporaire d'un stade.»
Si l’homologation du stade reste envisageable, des questions demeurent toutefois en suspens et continuent d’alimenter les interrogations de nombreux Comoriens. Parmi elles, celle de la gestion effective de l’infrastructure occupe une place centrale. Qui assure réellement la gestion du stade, l’État ou la Fédération ? Sur le papier, l’État aurait cédé la gestion de l’enceinte à la faîtière du football comorien. Mais dans les faits, la situation semble bien différente. Et c’est peut-être là que le bât blesse. En effet, le recrutement comme le licenciement des employés relèvent toujours du ministère chargé des Sports, donc de l’État. Plus encore, c’est ce dernier qui continue d’assurer le paiement des salaires. Cette situation soulève donc une question de fond. Qui détient réellement la responsabilité et l’autorité sur la gestion du stade ? Au-delà de l’enjeu immédiat, la clarification de cette gouvernance apparaît aujourd’hui comme une nécessité, notamment pour identifier clairement les responsabilités en cas de succès ou d’échec de l’inspection en cours. Dans le même esprit, la population mérite d’être informée, en toute transparence, des efforts consentis par l’État pour la réfection du stade, mais également de l’entité qui avait la responsabilité de gérer les fonds mobilisés à cet effet. L’État ou la Fédération, cette clarification est essentielle pour éviter les amalgames, dissiper les spéculations et permettre à chacun de comprendre les responsabilités des différentes parties prenantes dans la gestion et la réhabilitation de cette infrastructure.
Imtiyaz
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