La Fédération Comorienne de l'Haltérophilie a arrêté une liste exhaustive des athlètes, retenus pour défendre le flambeau national, à l'occasion des 10e Jeux des îles de l'Océan indien (Jioi). Cinq haltérophiles, dont une fille, seront présents à l’île Maurice pour les deux mouvements : l'arraché et l'épaulé-jeté. « Les athlètes s’entraînent assidûment sur les deux mouvements. Mais, personnellement, je suis convaincu que l'arraché sera plus enrichissant pour eux », murmure le secrétaire général de la discipline, Abou Mze Hamadi.
L'haltérophilie est un sport de force consistant à soulever des poids. La discipline nécessite aussi maîtrise d'une technique particulière, vitesse, souplesse, coordination et équilibre. En compétition, deux actions sont évaluées : l'arraché et l'épaulé-jeté. Les concurrents se repartissent par catégorie de poids. A l'image des autres sports retenues pour la 10e édition des Jeux des Jioi, la Fédération Comorienne de l'Haltérophilie a présenté, auprès du Comité d'Organisation des Jeux une liste exhaustive. « La présélection avait regroupé dix athlètes. Aujourd’hui, nous sommes cinq, dont une fille. Les exercices gravitent autour de l'allure et la coordination des gestes sur les deux mouvements. C'est primordial. L'arraché est plus technique que l'épaulé-jeté », explique l’encadreur technique Ahmed Ali.
Les trois dernières participations aux Jioi de l'haltérophilie remontent un peu loin : (Maurice 2003, Madagascar 2007, et Seychelles, 2011, Réunion 2015 a été viciée par une incidence diplomatique, origine du retrait de la délégation comorienne), les athlètes ont décroché une demi-douzaine de médailles.
Le secrétaire général de la Fédération Comorienne de l'Haltérophilie, Abou Mze partage l'hypothèse selon laquelle la discipline combine force, souplesse et dynamisme. Il déclare : « La préparation se déroule à merveille. Les athlètes sont prêts pour relever le défi. Je pense que notre chance de réaliser une moisson de médailles, par rapport aux éditions précédentes, est significative. L'arraché du 2019 sera plus fructueux en médailles : 2003, trois bronzes et 2007, trois argents».
L'arraché et l'épaulé-jeté se dissocient sur la gesticulation : la barre est placée horizontalement devant les jambes de l'athlète. Il la tire d'un seul mouvement jusqu'au bout des bras tendus au-dessus de la tête. Durant ce mouvement ininterrompu, pour l'arraché, la barre est maintenue immobile, bras et jambes tendus, pieds alignés, jusqu'au signal du replacement sur le plateau.
En revanche, pour l’épaulé-jeté, il est permis que la barre glisse le long des cuisses. Elle repose sur les clavicules, la poitrine ou les bras complètement repliés. L'athlète se redresse dès qu'il le peut en plaçant les pieds alignés et perpendiculairement au tronc, en attente très courte du signal pour replacer la barre à terre.
Bm Gondet
Encadré :
Arraché et Épaulé-jeté, les ambassadeurs de la discipline :
1/ Mlle Almassi Ben Bacar (72 kg)
2/ Coatra Moussa Mchangama (69 kg)
3/ Abdillah Soulaymane (84 kg)
4/ Pelé Ahmed Mohamed (102 kg)
5/ Said Ali Oumouri (109 kg)
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