Pendant les périodes coloniales et d’autonomie interne, les activités sportives, notamment le basket-ball et le football n'étaient pas tout à fait marginalisées et enclavées. Quand Saïd Mohamed Djohar occupait le ministère de la Jeunesse et des Sports, ces équipes échangeaient fréquemment, notamment les 14 juillet, avec des formations étrangères, soit à Moroni, soit chez-elles. A l'époque, les deux disciplines collectives comoriennes relevaient des Coq français. La Gazette des Comores fait l’historique du football dans l’archipel.
Avant l'indépendance, les équipes de football et de Basket-ball de l'Archipel aux îles de la Lune se confrontaient cordialement avec des équipes étrangères. Cette politique de désenclavement sportif est l’œuvre de Saïd Mohamed Djohar (paix à son âme), à l'époque patron du ministère de la Jeunesse et des Sports de l'Archipel sous l’autonomie interne (Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande Comore). La série d'articles que nous publions s'articule exclusivement sur l'historique du football du pays, senior masculin.
A l'époque, le statut politique de l'Archipel aux îles de la Lune oblige, l'association des footballeurs était baptisé ''Équipe de football des Comores''. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Saïd Mohamed Djohar avait érigé le désenclavement du football en cheval de bataille. Un budget stable et assidu avait été alloué pour accompagner cette ambitieuse politique de confrontation avec des équipes étrangères, entreprise par le ministre. Au menu de ces échanges internationaux et de partage d'expériences, des équipes des pays de l'Afrique de l'Est et de Madagascar. Étant sous administration française, les rencontres se déroulaient tous les 14 juillet, à l'occasion de la commémoration de la fête « nationale ».
A cette date l'équipe des Comores recevait des adversaires, issus des pays susmentionnés ou se déplaçait chez-eux pour des face-à-face amicaux et de fraternité. A trois reprises, l'équipe des Comores s'étaient rendue dans la Grande île : une fois dans la capitale, Tananarive, et deux fois dans la côte Ouest, Majunga. Bien entendu, les résultats révélaient que l'équipe des Comores doit fournir encore beaucoup d'efforts. « On ne perd rien. On apprend toujours quelque chose. L’essentiel, c'est la découverte, la confrontation avec d’autres techniques et l'auto-évaluation. Les résultats importent peu », expliquait à l'époque, l'inamovible et acrobatique gardien de but de l'équipe des Comores, Malala Saïd Ibrahim Abdourahim.
Les équipes étrangères, Dar Salam, Diego-Suerez, ou Majunga, ont été accueillies aux Comores à maintes reprises. Les matches se déroulaient au stade Baumer. Un des journalistes de votre quotidien, La Gazette des Comores-Hzk presse, à l'époque Lycéen, avait joué contre la Tanzanie le 14 juillet 1974. Ainsi s'achève les activités footballistiques de l'Archipel aux îles de la Lune sous administration française, donc avant la création de la Fédération Comorienne de Football et de l'adhésion historique à la Confédération Africaine de Football (Caf) et à la Fédération Internationale de Football Association (Fifa).
Bm Gondet
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