La controverse qui gravitait autour des verdicts prononcés, et par le Comité national d’Éthique, et par le comité exécutif de la Ffc, relatifs respectivement à la sanction et à l'éviction du président de la Ffc, Saïd Ali Saïd Athoumani, vient d'être dissipée par une ordonnance du Tribunal de Moroni. Du coup, le maintien de Saïd Ali dans ses fonctions de président de la Ffc, en attendant les juridictions de fond de la Fifa, est ordonné. « J'étais conscient d'une funeste manœuvre de déstabilisation, fomentée par des proches. J'ai des preuves tangibles », explique Saïd Ali, au siège de la Ffc.
Sourire aux lèvres, Saïd Ali Saïd Athoumani, patron du football comorien, nous a reçu dans son bureau le jeudi 29 août dernier, au siège de l'instance dont il tient toujours les commandes, malgré, selon lui « les coups bas combinés ici et là, par des proches. Ils organisent des réunions délicates et secrètes. Le chef du mouvement est connu. Je gardais toujours la tranquillité. J'ai fait confiance à la justice. Voilà, le résultat ». Le président de la Ffc a enchaîné : « Un suspendu, un condamné, c'est quelqu’un qui a commis une gaffe. Moi, de quoi me reproche-t-on ? ». Il y a certainement anguille sous roche. Et ce coup qui se prépare, et qu'on cherche à dissimuler éclatera tôt ou tard. Pour plus d'équité, notre interlocuteur a saisi le Tribunal Administratif du Sport. C'est une juridiction, compétente pour tout abus sportif. On attend les membres incessamment. La vérité éclatera, forcément !
Interrogé sur l'origine exacte de la crise, Saïd Ali Saïd Athoumani préfère avancer un langage moins explicite : « Il paraît que j'ai été suspendu parce que la Ffc a envoyé Volcan au Maroc pour le Championnat arabe des Clubs. Pourtant, c'est Fomboni club qui y a représenté le pays. Tous les jours, La Gazette des Comores nous rapporte le climat de jeu et le score. Il y a eu certainement une tromperie. Pourquoi et pour quel intérêt trompe-t-on ? ».
Pour revenir au vif du sujet, l’ordonnance de référé n°144/19 du 28/08/2019, rendue par le Tribunal de Première Instance (Tpi) de Moroni ne prête à aucune confusion. Saïd Ali Saïd Athoumani est confirmé dans ses fonctions, au titre de patron du football comorien. De plus, le même Tpi de Moroni a ordonné (i) la suspension du Pv. N°19-001 de la réunion extraordinaire du comité exécutif de la Ffc en date du 21 août 2019 pour son caractère manifestement illicite, (ii) le maintien de Saïd Ali Saïd Athoumani dans ses fonctions de président de la Ffc en attendant les juridictions de fond de la Fifa.
Comment cet ancien milieu de terrain de Rapid Club va-t-il travailler avec des proches qui ont tenté de le mettre à l'écart, en nommant un intérimaire pour expédier les dossiers courants de la Ffc (voir Pv n°19-001 de la 2e Ffc). « Je m'efforcerai de créer un climat de sérénité et de courtoisie. Bien entendu, tout dépendra de l'état d'esprit des uns et des autres. Le tribunal a tranché en ma faveur. Mon devoir c'est de réunir le comité exécutif et de collaborer », conclut le patron du football comorien. Peut-on avoir raison quand l'autre a tort ?
Bm Gondet
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